Collège Simone VEIL : vibrant hommage rendu à cette grande dame.

Ce jeudi 28 septembre, le collège a organisé une cérémonie en l’honneur de Simone VEIL.

Etaient présents M. Troussel, Président du Conseil départemental, le Principal M. Haddouchi et ses collègues, Mme Lair, Directrice académique adjointe des services de l’ Education nationale de Seine-Saint-Denis.
Egalement présents, 2 conseillers municipaux de l’opposition, M. Challier et Mme Demonceaux.
Par contre, absences remarquées du député M. Ramadier, du Maire M. Beschizza et des élus de la majorité.

Après les discours, des collégiens très élégants pour cette occasion ont lu des textes devant une salle comble de jeunes et de nombreux parents, rappelant les grands moments de la vie de cette femme exceptionnelle: son passé de déportée au camp d’Auschwitz, son combat contre l’antisémitisme, son immense action en tant que Ministre de la santé avec la loi qui porte son nom, le droit pour les femmes à l’intervention volontaire de grossesse (IVG) et sa dépénalisation en France.

Silence et vive émotion du public durant la belle prestation de ces collégiens.

D’autres jeunes se sont ensuite exprimés puis le public a découvert une exposition de portraits faits par les collégiens sur le thème « de grandes femmes et de grands hommes dans le monde ». Il y eut aussi la chanson de J.J Goldman « Comme toi » (évocation d’une petite fille juive victime de la Shoah) magnifiquement interprétée par la chorale du collège et pour finir, la fresque réalisée par un groupe de collégiens a été dévoilée : une superbe mosaïque représentant le visage de Simone Veil.

Bravo à tous ces jeunes talentueux et à tous les adultes qui les ont encadrés pour ce bel hommage.

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Hommage à Simone VEIL

De l’héritage politique de Simone Veil et de la richesse de son parcours, la France se souviendra  de son combat pour la dépénalisation de l’intervention volontaire de grossesse (IVG).
En 1974, elle n’est pas seule, le droit à l’avortement est le fruit d’une mobilisation militante commencée dans les années post-Mai 68, autour des mouvements féministes qui dévoilent le drame de ces milliers de femmes contraintes d’avorter clandestinement avec trop souvent des conséquences dramatiques. La mobilisation s’amplifie en 1971 avec le manifeste signé par 343 femmes qui déclarent avoir interrompu leur grossesse : on les appellera les « 343 salopes ». Puis en 1972, l’avocate Gisèle Halimi défend à Bobigny une jeune femme qui a avorté à la suite d’un viol. Parallèlement, le Planning familial, le MLAC et bien d’autres associations pratiquent des avortements clandestins. C’est la détermination de tous ces mouvements qui a obligé Valéry Giscard d’Estaing à légiférer et à confier à Simone Veil la responsabilité de défendre cette loi historique. Lire la suite