Réforme Bac général et Lycée : terrain glissant pour M. Blanquer.

Avec la réforme du Bac général, le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer vise « plus d’égalité, plus de liberté, plus de réussite, plus de simplicité, plus de modernité » ! Il veut « simplifier » un examen trop lourd et trop cher à organiser, en finir avec la toute puissance actuelle du bac S au détriment des séries littéraires et économiques et lutter contre « le poids de l’échec des étudiants en 1ère année» lié d’après lui, au bac actuel et aux choix d’orientation.

Dans ce nouveau bac prévu pour 2021, 40% de la note finale sera obtenue en contrôle continu, l’objectif étant de réduire le bachotage de juin pour les lycéens et d’alléger l’organisation de cet examen national. La formule est séduisante mais risque d’accroître encore plus les inégalités entre les élèves ayant leur bac dans un lycée renommé pour son bon niveau et les élèves issus de lycées dits « sensibles ».

6 épreuves compteront pour 60 % de la note finale: les 2 épreuves de français écrit et oral en 1ère et 4 épreuves en terminale: philosophie, 2 matières de spécialités et un Grand Oral. L’élève devra présenter devant un jury le projet de groupe qu’il aura mené dès la Première. Cette épreuve vise à apprendre aux jeunes la prise de parole devant un public et à mener un travail d’équipe.

Le ministre supprime les filières S, ES, L (scientifique, économique et sociale, littéraire). Pour lui, le bac actuel est vide de sens car une majorité d’élèves choisit le bac S « par défaut » bac réputé pour ouvrir  toutes les portes, alors qu’ils ne se destinent pas à une carrière scientifique. Il met donc l’accent sur une orientation précoce des élèves. Lire la suite

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