Discrimination à l’adresse : Daniel Goldberg fait un premier bilan

En 2013, lors du débat à l’Assemblée nationale sur la loi réformant la politique de la ville portée par François Lamy, Daniel Goldberg a permis la reconnaissance du lieu de résidence comme facteur potentiel de discrimination.

Cette disposition adoptée à l’unanimité par les députés constitue une avancée majeure pour l’égalité des droits.

A présent, la loi, en particulier l’article 225-1 du code pénal, reconnait ce que l’on appelle communément la « discrimination à l’adresse ». Le lieu de résidence constitue ainsi le vingtième critère de discrimination qu’un citoyen peut évoquer, au même titre que l’origine, le sexe ou l’âge par exemple.

L’inscrire dans la loi, c’était permettre à toute personne d’engager une démarche pour faire valoir ses droits si elle s’estime victime de son adresse pour l’accès à l’emploi ou à un certain nombre de services. Cette évolution a également une vocation pédagogique auprès des décideurs économiques et des institutions de notre pays : comment par exemple peut-on justifier que tel ou tel habitant n’ait pas accès à des services postaux ou à des taxis parce qu’il habite un endroit en proie à de l’insécurité ?

Deux ans après la promulgation de la loi, Sylvine Thomassin, Maire de Bondy, et Daniel Goldberg, Député de Seine-Saint-Denis, souhaitent faire un premier bilan de cette disposition dans le cadre d’une réunion publique qui se tiendra :

Mercredi 11 mai à 19h30 à l’Hôtel de ville de Bondy

 Ils ont invité Jacques Toubon, Défenseur des Droits, dont la mission est de défendre de manière indépendante l’accès aux droits des citoyens et de promouvoir l’égalité, et Said Hammouche, Directeur de Mozaïk RH, cabinet de recrutement et de conseil en ressources humaines spécialisé dans la promotion de la diversité.

Mais que deviennent les conseils de quartier?

Depuis 2 ans, la participation des habitants est en chute libre ! Par le passé, ces instances de démocratie participative étaient vues comme essentielles pour débattre librement entre habitants, élus et agents municipaux.

De belles réalisations sont nées de ces conseils comme les jardins partagés du Gros saule et de la Rose des vents, l’aménagement de carrefours, l’installation de bancs ou de jeux, un stade synthétique à la Cité de l’Europe, le projet d’aménagement du terrain du CMMP ou du site de la Croix Blanche maintenant à l’abandon depuis 2 ans..

A présent, les Aulnaysiens ne s’y retrouvent plus ! La municipalité a décidé de passer de 12 à 8 quartiers plus grands et organise moins de réunions, d’où un désintérêt de la population. En effet, il s’agit plus de communiquer sur des projets déjà décidés que d’impliquer réellement les habitants à leur conception et à leur mise en œuvre : ordre du jour fixé par la municipalité, des élus qui donnent des informations générales et écoutent peu, un suivi aléatoire des échanges entre deux réunions. Le rôle du citoyen est cantonné à être informé sur des sujets encadrés. Il doit écouter, mais surtout pas débattre ou proposer.

En réduisant ces conseils à de simples chambres d’enregistrement, la municipalité se prive de la connaissance et de l’expertise des Aulnaysiens, de leur capacité à élaborer des projets pour le bien commun et ne favorise pas non plus la cohésion sociale.

Décidément cette majorité de droite a un problème avec la démocratie…

Oussouf SIBY

De quoi la non-politique culturelle à Aulnay est-elle le nom ?

Cette semaine et la suivante, les militants et sympathisants de la section aulnaysienne du Parti socialiste participent à une distribution de documents informatifs portant sur la politique culturelle de la municipalité, ou plutôt l’absence d’une telle politique culturelle depuis deux ans maintenant.

L’action que nous menons prend un retentissement particulier à l’aune de deux éléments : la crainte des habitants quant à la disparition de la scène du CAP et le vote du budget.

Concernant le CAP, peut-être est-ce important de revenir sur quelques rapides points de contexte. Depuis plusieurs mois, la municipalité – notamment par les voix de son maire et de sa première adjointe, l’adjoint chargé des affaires culturelles étant étrangement muet ou inaudible – a multiplié les déclarations concernant la scène du quartier de la Rose des vents. « Elitiste », « pas un équipement de proximité », fréquenté par des « parisiens », tels sont les mots employés par l’équipe municipale pour qualifier la scène culturelle. Sans chiffres à l’appui (ce serait dommage de donner des éléments factuels pour une fois), la sentence est donc décidée : le CAP va devoir changer. Or, c’est la peine qui est pour l’instant inconnue et la majorité municipale rivalise d’originalité dans ses changements d’options : un jour, seule la programmation doit être bousculée, un autre, il doit se transformer en maison des jeunes, encore un autre, en maison des artistes ou réunir toutes les activités de danse de la commune. Autant dire que tout cela est bien confus, et bien peu sérieux.

La volonté de transformer le CAP en petit équipement de quartier sans ambition ne fait donc plus de doute. C’est d’ailleurs prendre les habitants et les acteurs associatifs et politiques locaux pour des idiots que de continuer d’essayer de leur faire croire que le CAP connaîtra une renaissance grâce à ces changements. Alors qu’aucun projet crédible n’a été présenté en Conseil municipal, voilà où en est la scène aulnaysienne aujourd’hui : baisse des subventions municipales, suppression d’un tiers des postes, suppression du service communication et refus d’accepter un label qui aurait apporter 90 000 euros de subventions au CAP (la Ville a donc les moyens de refuser des sommes pareilles, première nouvelle). Somme toute, c’est bel et bien un étouffement financier qui attend le CAP, et rien d’autre. Lire la suite

LE CAP L’ELITE DES SCENES DE MUSIQUES ACTUELLES EN PERIL

Le Cap devrait peut-être fêter son 15ème anniversaire à l’automne prochain, mais sous quelle forme  et avec quel projet de fonctionnement ?

Le Cap est une scène de musiques actuelles, « trop élitiste et destinée aux parisiens », tels ont été les propos tenus par le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza dans le Parisien du 18 janvier 2016.

La première réflexion qui me vient à l’esprit, est d’essayer de comprendre sur quelle base le maire d’Aulnay-Sous-Bois fonde-t-il cette affirmation ? Une enquête sur les publics du Cap a-t-elle été faite ? Les musiques diffusées au Cap seraient-elles dédiées à une élite ?

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Les élus de l’opposition votent contre le PLU désastreux du Maire!

Mercredi 16 décembre s’est tenu le dernier conseil municipal de l’année avec le vote du Plan Local d’Urbanisme(PLU). Vous trouverez ci-dessous l’intervention de Guy CHALLIER, Président du groupe des élus Socialistes et Républicains au Conseil municipal.
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Avec B. Beschizza depuis 20 mois : Aulnay perdante, Aulnay à l’arrêt !

  • Des économies au détriment des Aulnaysiens, des services publics dégradés et plus chers ;
  • École : échec total de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, abandon du périscolaire à un prestataire privé, forte hausse des tarifs (cantine, périscolaire, centres de loisirs). On fait ainsi payer aux familles ayant des enfants scolarisés dans les écoles et collèges publics certains choix municipaux ;
  • Le service social sacrifié  par la suppression de la convention Ville / Département, des antennes sociales fermées, les familles renvoyées vers d’autres villes ;
  • Culture : budget à la baisse, inquiétude pour le devenir des structures (CAP, centre de danse, Créa,…) ;
  • Loisirs en berne cet été au Parc Ballanger – Fermeture de la piscine et sa démolition programmée – Patinoire : installée 3 semaines au lieu de 6 ;
  • Urbanisme : révision du PLU , consultation au rabais des Aulnaysiens avec des choix masqués et une réalité inquiétante . ANRU 2 à l’arrêt, aucune perspective pour les quartiers Mitry, Gros Saule ;
  • Logement : suspension de certains programmes de logements sociaux, mais lancement de plusieurs constructions massives dans différents quartiers de la ville sans concertation ;
  • Réindustrialisation du site PSA au point mort : des propositions d’aménagement changeantes et inefficaces ;
  • Vie associative « à minima », subventions réduites et paiement des locations de salles et matériel ;
  • Sécurité : des résultats bien loin de la communication municipale… ;
  • Propreté: la ville est sale malgré les efforts des agents.
  • Un Maire présent partout…sur les plateaux de télé, mais pas pour les Aulnaysiens : suppression du service audience à la population ;
  • Un Maire qui cumule les mandats : mairie, département, région, SEAPFA , Secrétaire National LR. Il aurait été honnête de dire aux Aulnaysiens au moment des élections que ce n’est pas être maire d’Aulnay qui l’intéressait !

Si par malheur B.Beschizza et V.Pecresse remportaient les élections régionales, ce serait ces politiques inégalitaire, sectaire et inefficace qui seront appliqués.

Oussouf SIBY

Décès de Madame Gisèle DELAYE-THEPAUT, victime de « l’usine-poison . »

C’est avec beaucoup d’émotion et de tristesse que nous apprenons le décès de  Madame Gisèle DELAYE-THEPAUT, chirurgien dentiste et orthodontiste installée depuis 1967 à Aulnay-sous-Bois.

Elle est malheureusement l’une des 140 victimes décédées ou malades recensées à ce jour , victime du CMMP, l’usine d’amiante  installée en plein cœur d’Aulnay. Lire la suite

Le CMMP : pollueur mais pas payeur

Le tribunal de Paris a rendu son jugement le 22 octobre : le CMMP, l’usine d’amiante au cœur d’Aulnay, est reconnu responsable d’une grave pollution de l’air ayant touché des milliers d’habitants mais  paradoxalement, l’industriel n’aura pas à rembourser la dépollution de son ancienne usine. C’est un jugement bien décevant avec un pollueur reconnu fautif mais qui s’en tire à bon compte. Lire la suite

« Du bon, du beau, du bonnet…. d’âne !

Bruno Beschizza « Super BÉTONNEUR »

Dans la tribune d’oxygène de novembre 2015 l’adjoint au maire chargé de l’urbanisme rappelle les paroles de Bruno Beschizza. « Aulnay a le droit à du bon, du bien et du beau » et proteste vivement sur l’annonce de la création d’OIN (Opération d’intérêt National) sur le site de PSA. Lire la suite

1O ans après la révolte des quartiers, nos quartiers restent incompris !

En ce mardi 25 octobre 2015,  j’ai une grande pensée pour Zyed, Bouna et leurs familles, deux jeunes qui ont étés tués le 25 octobre 2005 dans un transformateur électrique à Clichy-Sous-Bois alors qu’ils fuyaient la police. Cet événement tragique couplé par le mensonge des pouvoirs publics sur les circonstances de la mort fût le déclenchement de la colère et de la révolte des quartiers populaires. Trop longtemps on a tourné le dos, méprisé, stigmatisé et humilié  ces enfants de la République, il est aujourd’hui indispensable de reconnaître, respecter et écouter ces enfants de la France devenus orphelins. Ces habitants des banlieues sont le présent et l’avenir de la France.

Nos quartiers populaires, nos banlieues pâtissent d’une image tellement dégradée  que même ses habitants finissent pas se résigner et intégrer les stigmates. Quand les responsables politiques, les médias, les milieux économiques parlent de la banlieue en utilisant « délinquance » « immigration » « intégration » « trafic » « étranger » comment peut-on faire vivre au quotidien le vivre ensemble. Si notre pays n’est pas capable de rassembler tous les individus quelles que soient sa religion, ses origines, sa couleur de peau, qui le fera? Lire la suite