Campagne Nationale de prévention du sida : le Tribunal relaxe les élus d’opposition et les blogueurs poursuivis en justice par le maire !

Ce vendredi 24 mai, le Tribunal de Paris vient de relaxer les 8 élus PS, PRG et PC et les 3 blogueurs poursuivis par B. Beschizza pour diffamation depuis 2016.

Dans un communiqué commun relayé par les blogs, les élus avaient condamné l’arrêté du maire qui interdisait la campagne nationale de lutte contre le sida car il considérait les affiches « contraires aux bonnes mœurs et à la moralité » , « des images portant atteintes à la dignité … ».

Un arrêté jugé comme étant « homophobe » par les élus d’Aulnay, un qualificatif maintes fois prononcé par la ministre de l’époque, par de nombreuses personnalités, par des journalistes  …

Le Tribunal relaxe les élus et les blogueurs car il juge que le communiqué ne contient aucun propos diffamatoire vis-à-vis du maire, qu’il exprime clairement un sentiment, une opinion, dans le cadre d’un débat démocratique normal, à propos d’une affaire qui avait soulevé une forte indignation en France. Lire la suite

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Procès contre les élus et les blogueurs suite à la plainte de B. Beschizza : le jugement approche.

Fin 2016, B. Beschizza interdisait par arrêté municipal la diffusion des affiches de la campagne nationale de prévention contre le sida validée par le Ministère de la Santé estimant notamment que ces affiches montrant des couples d’hommes étaient « contraires aux bonnes mœurs et à la moralité ».

Un acte qui avait provoqué, comme l’a signalé le Juge lors de la 1ère audience, un « tohu-bohu » dans la France entière. De nombreuses personnalités dont la Ministre de la Santé, des associations et des journalistes avaient unanimement condamné l’arrêté du Maire d’Aulnay.

Nous, élus d’opposition PS, PRG et PC, avions réagi par un communiqué condamnant cet arrêté qui privait les homosexuels d’informations essentielles pour leur santé, un arrêté jugé comme stigmatisant vis-à-vis de ces personnes. Cette appréciation partagée à l’époque par des centaines de personnes a été retenue par B. Beschizza pour attaquer exclusivement en justice pour diffamation, les 8 élus et les 3 blogueurs qui avaient diffusé le communiqué.

Le jugement sera rendu le 24 mai à 13h 30 au Tribunal de Paris.

Nous sommes sereins et restons convaincus de la justesse de notre bataille, pour la défense des actions utiles de santé publique, d’égalité des droits et de refus de toute stigmatisation d’une quelconque partie de la population.

Les élus socialistes.

Au bout de 5 ans de mandat: pose de la 1ère pierre de la future piscine.

Ce mardi 14 mai, le maire a posé la 1ère pierre du futur centre nautique. Au cours de cet événement relaté par Le Parisien, B. Beschizza a exposé les raisons de son choix en forçant le trait comme d’habitude, avec des montants inexacts et des déclarations à l’emporte pièce.

Il annonce un coût de construction de 34 M. Non, c’est à présent 37,4 M. Et il se garde bien de dire qu’il a signé un contrat Public / privé pour pouvoir financer un complexe exorbitant impossible à payer avec le budget municipal, qui contraindra la Ville à verser une contribution globale de 78,4 millions d’euros pour 25 ans.

Exactement 78 394 992 € détaillés au conseil municipal du 18 juillet dernier :19,3 M de participation à la construction, 59 M pour l’investissement /exploitation (dont 23,5 M de « crédit » pour ce contrat public/privé, 30,5 M en fonctionnement et 5 M pour l’accueil des scolaires et des clubs.)

B. Beschizza se plaît à annoncer « un coût de fonctionnement de 1,5 M€ par an, c’est moins cher que l’ancienne piscine, qui coûtait 2 M€ par an ». Certes, mais il oublie tout simplement d’ajouter 1 million annuel de plus pour l’investissement.

Au final, on divise 78,4 millions par 25 ans : la Ville déboursera 3,1 M/an. B. Beschizza divise donc par 2 la contribution annuelle de la ville. Lire la suite

Tribune Oxygène : Grand prix de l’IRRESPECT pour les « Les Républicains et personnalités locales » !

Dans le dernier Oxygène, la tribune du groupe politique du maire « Les Républicains et personnalités locales » commence et finit par ces mots : « Bien faire et laisser braire » Signature: Paulo Marques, adjoint au Maire.

On n’ose imaginer que cet élu de la République puisse s’exprimer ainsi et soit vraiment l’auteur de cette prose ! S’est-il « dévoué » pour se déclarer l’auteur ? En tout cas il n’a pas peur de l’image pitoyable qu’il donne de lui et de son groupe politique.

1 700 caractères pour une tribune sans aucune analyse, un déferlement d’attaques virulentes et sans fondement à propos de l’ancienne municipalité responsable de tout : chômage, pauvreté, délinquance … ! C’est tellement outrancier que ça vire au ridicule. Tout allait bien avant 2008 et tout est réglé miraculeusement depuis 2014 ! Lire la suite

L’école dès 2 ans dans tous les quartiers: l’effet d’annonce du Maire.

Ce mois-ci, B. Beschizza fait publier dans Oxygène sa lettre au ministre de l’éducation nationale pour lui demander que l’ouverture de classes maternelles de TPS (Toute Petite Section) pour les enfants de 2 ans soit possible dans tous les quartiers de la ville et non pas uniquement dans les quartiers prioritaires.
Quelle belle initiative du Maire d’Aulnay qui veut favoriser l’égalité de chance pour tous les enfants quel que soit leur adresse et satisfaire toutes les familles qui souhaitent bénéficier de ce dispositif ! On sait malheureusement que c’est une demande totalement « hors sol » qui n’aboutira à rien, encore une fois un formidable « coup de com’» en direction des familles. Le gouvernement Macron vient d’instaurer la scolarisation obligatoire dès 3 ans, le dédoublement des classes de CP et CE1, ce qui l’amène par ailleurs à fermer des classes en France, il n’a absolument pas l’intention de multiplier les classes de 2 ans hors des quartiers prioritaires !
Jean-Michel Blanquer déclarait fin 2018 « la scolarisation à 2 ans peut être envisagée mais non systématisée… Nous devons avoir une approche au cas par cas avec une visée sociale assez forte… »

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Beschizza, les 1000 et 1 façons de ne pas répondre aux questions de l’opposition.

Au bout de 5 ans de conseils municipaux, on connaît toutes les «ficelles» que B. Beschizza utilise pour ne pas répondre aux questions des élus de l’opposition.

la méthode « noyer le poisson», lorsque le Maire écoute la question mais répond totalement à côté. Et en général, on passe immédiatement à autre chose sans pouvoir discuter.

la méthode « on vous écrira » qui permet au maire de ne rien expliquer. On peut toujours attendre, les réponses écrites sont rarissimes.

la méthode autoritaire. Si la question dérange, que l’élu insiste, B. Beschizza sait lui couper la parole et pourquoi pas le micro. C’est arrivé ! pas de réponse, pas d’enregistrement en cas de protestation.

-la méthode « je suis indigné ». Au lieu de répondre, B. Beschizza s’offusque, retourne la situation en faisant croire que la question n’est pas justifiée, qu’elle est même choquante ! Et le comble, lorsque la personne redemande la parole, le Maire répond carrément NON !

Ce dernier scenario a eu lieu récemment avec la question concernant la « Régie de quartier d’Aulnay » ex Saddaka. Lire la suite

CDG Express : manque d’engagement et ambiguïtés de B. Beschizza

L’aventure du CDG Express avait bien mal commencé pour Bruno Beschizza , Président du « Territoire Paris Terre d’envol » lors du conseil de Territoire du 12 novembre 2018 où les élus devaient se prononcer sur le volet environnemental de la ligne CDG Express. L’opposition de quelques élus – dont les deux représentants de l’opposition de la gauche aulnaysienne – avait fait voler en éclat le beau et gentil consensus proposé par Bruno Beschizza qui plutôt que de s’opposer fermement au projet, posait des conditions qui, on le sait tous, ont peu de chances d’être respectées. Plutôt que d’engager un débat difficile, il avait préféré retirer sa délibération.

Deux jours plus tard, au conseil municipal d’Aulnay, Bruno Beschizza, ayant fait un virage à 180°, appelait à voter CONTRE sa propre délibération ! Grâce aux élus de l’opposition qui avaient bien identifié et anticipé les problèmes liés au CDG Express, les conseillers municipaux avaient voté à l’unanimité CONTRE le projet.

Cependant, pour Bruno Beschizza et sa majorité dont le député Alain Ramadier et la sénatrice Annie Delmont-Koropolis, cette opposition ne s’est pas traduite par des actes clairs et concrets pour s’opposer au CDG Express et défendre les intérêts de dizaines de milliers d’Aulnaysiens qui empruntent chaque jour le RER B mais aussi la ligne K. Lire la suite

B. Beschizza, 5 ans d’opacité, de manque de démocratie et d’engagement politique.

Le Maire n’est pas crédible ! Malgré un vote CONTRE la construction du CDG Express au Territoire et à Aulnay grâce à son ralliement à l’avis des élus de l’opposition, sa position se réduit maintenant à la simple demande de garanties pour les usagers du RER B, sans dire NON au projet, comme la Maire de Mitry-Mory et les opposants qui perturbent l’accès au chantier. Une position politique bien tiède quand on sait que ce projet reliant la gare de l’est à Roissy est massivement rejeté. Un projet élitiste, déficitaire, largement subventionné par l’État au détriment de la rénovation du RER B, qui détériorera le fonctionnement et la régularité de la ligne B du RER empruntée par 900 000 passagers par jour, en utilisant les mêmes voies sur l’essentiel du parcours.

Aucune position de B. Beschizza sur le projet de l’Etat de privatiser Aéroports de Paris, allant jusqu’à refuser le vœu présenté par l’opposition en conseil municipal pour dénoncer ce non-sens et ce scandale politique et financier.

Le patrimoine aulnaysien est attaqué de toutes parts: démolition de l’ancienne piscine qu’il était possible de rénover totalement pour 9 M, hécatombe d’arbres centenaires, vente d’une partie du Parc Ballanger aux promoteurs pour la construction, tout d’abord de 3 300 logements, depuis peu ramenés à 2 500 en réunion publique. Finalement, combien et pourquoi tant de logements sur la partie ouest du parc, quels types de logements et pour qui ?

Malgré la perspective de problèmes liés à une forte concentration d’immeubles et un parc amputé de 5 hectares, le Maire champion du bétonnage n’hésite pas à construire sur ces terrains qui appartiennent à la ville. C’est une bonne affaire qui rapportera davantage de taxes.

Tout cela dans un simulacre de concertation où l’on découvre au compte- goutte des dossiers erronés et des projets en grande partie déjà validés.

Enfin, le Maire si prompt à attaquer en justice ses opposants politiques n’était pas présent pour présenter ses arguments au procès des élus qu’il a attaqués pour leur communiqué contre son arrêté interdisant les affiches de lutte contre le sida sur la ville en 2016. Le jugement sera rendu le 24 mai.

Nous sommes sereins et restons convaincus de la justesse de notre bataille, pour la défense des actions utiles de santé publique, d’égalité des droits et de refus de toute stigmatisation d’une quelconque partie de la population.

Les élus socialistes.

Tribunal de Paris : la procureure demande la relaxe pour les blogueurs et les Elus d’opposition d’Aulnay!

Le jeudi 7 mars, les élus d’opposition et Arnaud Kubacki ancien directeur de publication du blog Aulnay Cap comparaissaient au Tribunal de Paris, suite à la plainte pour diffamation déposée par B. Beschizza qui lui, a brillé par son absence !

Une audience de 4 heures ouverte par le Juge – Rapporteur qui a repris toute l’affaire : fin 2016, B. Beschizza interdisait par arrêté municipal la diffusion des affiches de la campagne nationale de prévention contre le sida validée par le Ministère de la Santé estimant notamment que ces affiches montrant des couples d’hommes étaient « contraires aux bonnes mœurs et à la moralité ».

Un acte qui avait provoqué, comme l’a signalé le Juge, un « tohu-bohu » dans la France entière. De nombreuses personnalités dont la Ministre de la Santé, des associations et des journalistes avaient unanimement condamné l’arrêté du Maire d’Aulnay.

Nous, élus d’opposition, avions réagi par un communiqué condamnant cet arrêté qui privait les homosexuels d’informations essentielles pour leur santé, un arrêté jugé comme stigmatisant vis-à-vis de ces personnes. Cette appréciation a été retenue par B. Beschizza pour attaquer exclusivement en justice pour diffamation, les 3 blogueurs qui avaient diffusé le communiqué et de ce fait, les élus, auteurs du texte.

2 rappels importants de la part du Juge -Rapporteur: fin 2017, le Tribunal administratif avait jugé l’arrêté du Maire illégal et le défenseur des droits Jacques Toubon avait porté un jugement très sévère, déclarant notamment que B. Beschizza « n’avait pas rempli son rôle de rempart et de protecteur d’une partie des habitants de sa commune ».

Toute l’audience a tourné autour de l’appréciation du terme « homophobe ». Lire la suite

Communiqué des élus PS-PCF-PRG d’Aulnay-sous-Bois Huit élus en procès pour avoir condamné l’arrêté du maire d’Aulnay-sous-Bois s’opposant à la prévention contre le sida !

Fin 2016, B. Beschizza, maire d’Aulnay-sous-Bois, déclenchait une polémique nationale par un arrêté interdisant sur l’ensemble de la commune la présence des affiches de la campagne de prévention contre le sida engagée par le Ministère de la santé.

Vilipendé par nombre d’associations, notamment de défense des homosexuels, par des personnalités médiatiques dans plusieurs émissions de télévision et de radio, par des artistes ainsi que par la Ministre de la santé de l’époque, B. Beschizza a choisi, avec un grand courage (!), de ne s’attaquer par voie judiciaire qu’à ses opposants politiques locaux et à trois blogueurs aulnaysiens.

Il reproche aux huit élus de gauche d’Aulnay-sous-Bois d’avoir condamné des faits rejetés par la France entière. Ainsi, nous sommes convoqués ce jeudi 7 mars au Tribunal de Paris pour être jugés parce que nous avons qualifié cet arrêté municipal comme stigmatisant vis à vis des personnes homosexuelles, et donc comme homophobe.

Pourtant un an après les faits, en décembre 2017 :

  • le Tribunal administratif a, comme nous le disions nous-mêmes, jugé cet arrêté illégal ;
  • Jacques Toubon, Défenseur des Droits, a porté un avis officiel particulièrement sévère en jugeant que cet arrêté «  a pu avoir pour effet de priver les personnes homosexuelles de l’accès à des informations pourtant essentielles en matière de santé et a pu apparaître comme stigmatisant à l’égard de ces personnes et être ressenti par elles comme portant atteinte à leur dignité. »

Adepte d’une vision rétrograde du contrôle des mœurs, soutien de la Manif pour Tous, B. Beschizza s’est ainsi de nouveau pris les pieds dans un des coups médiatiques dont il se fait la spécialité.

Pour notre part, nous sommes sereins face à cette situation où ces deux premières décisions nous ont déjà donné raison. Nous continuerons de défendre des actions utiles de santé publique, d’égalité des droits et de refus de toute stigmatisation d’une quelconque partie de la population. Nous donnons rendez-vous à B. Beschizza lors de l’audience du 7 mars afin que, de son côté, il puisse exposer les multiples raisons contradictoires qu’il a données sur cet arrêté illégal.

Latifa Bezzaouya (PS), Guy Challier (PS), Évelyne Demonceaux (PS),

Daniel Goldberg  (PS), Miguel Hernandez (PCF), Ahmed Laouedj (PRG),

Marie-Jeanne Queruel (PCF), Gérard Ségura (PS)

Conseillers municipaux d’Aulnay-sous-Bois