Urbanisme « 5 ANS d’Aulnay bouge »

L’association « Aulnay environnement » revient sur le bilan du maire Bruno Beschizza et de son équipe à propos des choix politiques en matière d’urbanisme, d’écologie et de démocratie. Nous vous invitons à consulter leur site aulnay.environnement@gmail.com pour lire l’article intitulé « 5 ANS d’Aulnay bouge » dont voici les points principaux avec lesquels nous sommes en accord.

La construction : une promesse non tenue.

Aulnay environnement : « Le programme de campagne de 2014 annonçait: « nous nous engageons à mettre fin au bétonnage qui défigure la ville ». Chacun peut juger du respect de cette promesse. Nous laissons à cette équipe la responsabilité du terme « bétonnage ». Si cela signifie « construire », cette promesse était un leurre, car il fallait bien construire, Aulnay commençant à perdre des habitants après des décennies de quasi-immobilisme. C’est sur la promesse de ne pas  « défigurer » la ville que le manquement est le plus grave… »  Lire la suite

Belle promesse de 2014, une ville propre ; réalité 2019, la ville est sale !

Le candidat B. Beschizza avait mis en tête de ses promesses électorales la propreté de la ville. En 2014, il reprenait partout et sur tous les tons :  la ville est sale, la mairie ne fait rien ! Tout était bon pour accuser la municipalité de laxisme, en se gardant bien de parler des comportements regrettables de certains habitants.

Nous le répétons aujourd’hui, les agents municipaux faisaient correctement leur travail, par tous les temps, avec des moyens renforcés en 6 ans de mandat.

Qu’en est-il en 2019 ? les progrès ne sont pas au rendez-vous : papiers et bouteilles de toutes sortes, caniveaux encombrés de détritus, gros objets sur les trottoirs, mécanique sauvage sur les parkings … malgré les efforts des agents municipaux. Lire la suite

Tentatives de B. Beschizza pour faire croire à un virage écologique.

Cette semaine Le Parisien qui titre « A Aulnay, ceux qui coupent des arbres perdront des voix » parle des actions pour l’environnement dans notre ville depuis 6 ans. Quel est le bilan du maire sur cette question ?

C’est tout d’abord un échec retentissant pour B. Beschizza et ses élus et un vrai désaveu suite au projet Val Francilia dans le cadre de l’aménagement du site PSA qui prévoyait de faire au moins 2 500 logements sur 5 hectares du Parc Ballanger. Plus de 2 000 arbres et arbustes auraient pu être abattus. « Cela va totalement à l’inverse du sens de l’histoire et de la lutte contre le réchauffement climatique » avait déclaré René Bougourd, de l’association Aulnay-Environnement. Face à la forte mobilisation des citoyens, associations et élus, B. Beschizza a fait marche arrière mais comme le souligne Guy Challier, élu PS « On lui a demandé de graver dans le marbre sa décision de ne pas urbaniser une partie du parc, il ne l’a pas fait ! Pourquoi ? » . Lire la suite

Impôts, police, PSA, le bilan du maire B. Beschizza.

A l’approche des élections municipales, Le Parisien a passé en revue 3 points de la gestion du maire B. Beschizza. Le point de vue de l’opposition étant fort réduit, voici nos commentaires.

1- les impôts locaux.

B. Beschizza a tenu la promesse de ne pas les augmenter poursuivant la même politique que les municipalités précédentes, les impôts n’ayant pas augmenté depuis 2003. Mais pour tenir sa promesse, il a choisi de réduire les moyens dans tous les services : la culture, le sport, les loisirs, le périscolaire, l’aide aux familles, la santé.

De plus, comme le déclare dans le Parisien Guy Challier élu PS, « la stabilité des impôts est un leurre, tout a augmenté, cantine (+40 %), périscolaire, structures culturelles ect … ». Ces augmentations sont des impôts déguisés supportés non pas par l’ensemble des contribuables, ce qui serait une juste solidarité, mais par les usagers des services publics, jeunes, familles avec ou sans enfants et personnes âgées.

Coup d’arrêt dans les investissements (travaux et équipements …) : avec une moyenne de 21,9 M par an au lieu des 30 à 35 M précédents, la ville n’est plus en mesure d’entretenir correctement ses bâtiments et l’espace public. L‘épargne nette est réduite à zéro, ce qui oblige la ville à emprunter pour financer ses investissements, 16 à 19 M par an. Preuve d’une situation financière dégradée, en 2019, les emprunts vont financer 73 % d’un programme pourtant très réduit contre 30% durant notre mandat .

Ces nouveaux emprunts font exploser la dette: 132 M soit 1 545 € par habitant, 154 M en 2022, dette qui ne sera soldée que 20 ans plus tard, une bombe à retardement pour les générations futures. Et c’est un cercle infernal, il a fallu débourser 13 M l’an passé pour rembourser les emprunts. La ville va finir par emprunter…pour rembourser l’emprunt !

2- la police municipale.

Dès 2014, pour compenser les suppressions de postes de policiers du mandat Sarkozy, B. Beschizza a choisi de faire supporter aux seuls aulnaysiens le financement de 80 policiers municipaux suréquipés soit une hausse de 25 % . Mais la police municipale, malgré le travail de ses agents, ne peut remplacer la police d’ Etat pour régler un problème essentiel, celui de nombreux points de deal dans tous les quartiers. Par ailleurs, pour les habitants des quartiers nord, la présence de la police municipale est très inégale et peine à retrouver la confiance de la population.

Efficacité également limitée s’agissant des actes d’incivilité tels que les stationnements abusifs …

Aujourd’hui, tout est surdimensionné avec 332 caméras en 2019 et 500 en 2021. Les caméras ont sans doute un effet dissuasif mais elles ne limitent pas ou très peu les délits, elles n’aident à élucider que 1 % à 3 % des infractions et déplace la délinquance dans les zones non équipées de caméras.

La vidéoprotection pèse très lourd dans le budget, au détriment d’autres services publics. Déjà 4,5 millions pour les caméras (9 000 € pièce) et 2 pour le centre de supervision, sans compter la maintenance du matériel et les salaires des opérateurs devant les écrans.

Le 1er ministre a annoncé la rénovation du commissariat d’Aulnay pour 2023. C’est bien, mais B. Beschizza, en s’opposant au projet précédent, a retardé le dossier d’au moins 6 ans et a fait capoter l’ancien projet mieux adapté aux besoins, d’un commissariat mieux situé au nord de la ville avec une antenne au sud.

3- l’ancien site PSA

De 2012 à début 2014, l’ancienne municipalité a posé les bases d’une reconversion de l’ancien site. 2 actions essentielles menées par l’ancien maire G. Ségura: obtenir une gare du Grand Paris à Aulnay et éviter la spéculation foncière. « Ni spoliation, ni spéculation. »

En septembre 2012, le maire gèle les permis de construire sur les terrains de PSA pour éviter la spéculation.

Juillet 2013 : présentation du projet d’aménagement mêlant industries, centres de distribution, équipements publics, un centre de formation et d’hébergement, des espaces verts.

Janvier 2014 : Gérard Ségura, les élus et Daniel Goldberg optent pour une opération d’aménagement d’initiative publique. L’EPF Ile de France (Etablissement Public Foncier) rachètera les terrains pour garantir la mutation du site avec un objectif non spéculatif.

De 2014 à 2017, B. Beschizza a mené diverses tentatives pour faire avancer le dossier mais rien de concret, pour arriver finalement 3 ans plus tard, à l’objectif fixé par l’ancienne municipalité: la signature en novembre 2017 actant la vente des terrains de PSA à l’EPF Ile de France pour la fameuse opération d’aménagement d’initiative publique amorcée en 2014.

Et de 2017 à 2019 ? « Il n’a pas été capable d’être un accélérateur sur la reconversion de la friche », tacle Guy Challier. Carrefour, Chronopost et ID Logistics ont installé des entrepôts sur 70 hectares, le reste est en friche. C’est plutôt maigre.

Par contre, le projet de la municipalité Val-Francilia, nouveau quartier sur les 110 ha restants mêlant logements, équipements publics, un « campus des métiers » (reprise de l’idée de l’ancienne municipalité) … prévu d’ici 15 ans, a soulevé de vives protestations suite au projet de construire 2 500 logements sur 5 ha du Parc Ballanger ! Une aberration repoussée à ce jour … affaire à suivre.

Concertation bâclée, manque de vision globale de l’aménagement du territoire, manque de dynamisme, la municipalité a piétiné tout au long de son mandat sur le dossier PSA.

Commissariat : avec M. Beschizza, 6 années perdues et un projet a minima.

Parmi les « 23 mesures » pour le 93, le Premier ministre s’est engagé à une rénovation du commissariat d’ Aulnay pour 2023.

M. Beschizza, selon son habitude, tacle l’ancienne municipalité « Quand je suis arrivé à la mairie, rien n’avait été fait… J’alertais déjà sur la vétusté du commissariat en 2009 quand j’étais policier, à la tête du syndicat Synergie-Officiers. En 2013 on a même assisté à une cérémonie de pose de la première pierre !… »

Mais merci Monsieur Beschizza, grâce à vous, 6 années ont été perdues et le projet est revu à la baisse, c’est une simple rénovation de l’existant ! Lire la suite

La démocratie, une option pour Bruno Beschizza.

On a beau feuilleter le livret du bilan Beschizza distribué cet été « 5 ans d’action … » dans tous les sens, où sont les pages consacrées à la démocratie participative ? Rien, 6 ans d’éclipse d’une vraie participation des aulnaysiens dans la vie de leur ville !

Tout a commencé en 2014, avec 8 conseils de quartiers au lieu des 12 précédents. Très vite, les aulnaysiens y ont trouvé moins d’intérêt, les sujets ne concernant plus leur environnement proche mais un vaste territoire. A cela, ajoutons les réunions irrégulières, un conseil de quartier transformé en présentation des projets tout ficelés, sans réel débat. Le citoyen est informé mais il n’a quasiment jamais la possibilité de faire des propositions et quand il en fait, elles ne sont jamais retenues. Mêmes constats dans les réunions publiques devenues de simples chambres d’enregistrement.  Lire la suite

Couac au Conseil territorial : une délibération retirée, faute de document.

Au Conseil territorial « Paris Terres d’Envol » hier soir, les conseillers territoriaux devaient se prononcer sur le bilan de la concertation menée à Aulnay-sous-Bois, concertation obligatoire en vue de l’aménagement du site PSA. Seulement voilà, il manquait l’essentiel ! Guy Challier , conseiller territorial Parti socialiste a pris la parole en début de séance pour faire remarquer au président B. Beschizza, qu’il manquait tout simplement en annexe, le contenu de la concertation. Il a donc demandé le retrait de la délibération.

Un manque de document fort regrettable quand on sait que la concertation a été bâclée et que les aulnaysiens ont vivement rejeté le projet Val Francilia dont le bétonnage de 5 hectares du Parc Ballanger ! Lire la suite

B. Beschizza, le maire sans parti.

Voici la tribune diffusée dans le numéro d’octobre du journal municipal Oxygène:

B. Beschizza se plaît à déclarer que son seul parti, c’est sa ville !

Pourtant, n’est-ce pas lui qui a organisé les meetings dans notre ville de Coppé, Sarkozy, Fillon et récemment Jacob en juillet ?

Maire partisan jusqu’au bout des ongles, il traite l’opposition avec mépris depuis 5 ans : pratiquement aucune invitation aux événements, pas d’information sur les projets, des conseils municipaux rarissimes, sans jamais répondre aux questions de l’opposition.

Se déclarer sans parti, c’est adopter une posture politique pour se démarquer de sa famille politique, la droite en décomposition qui propose une politique rejetée par bon nombre d’électeurs aulnaysiens. C’est tenter par une pirouette de plaire à tous.

Mais c’est clair depuis 5 ans, B. Beschizza mène une politique de droite qu’il n’assume pas: volonté de changer la population aulnaysienne par un développement séparé des quartiers, par la construction galopante d’immeubles de luxe inaccessibles aux familles ayant des revenus modestes et aux classes moyennes, projets décidés par le maire et sa majorité sans réelle concertation des habitants, pour exemple, le bétonnage de 5 ha du Parc Ballanger ; dès 2014, fermeture des antennes sociales, fermeture de services de santé au centre Pasteur, baisse des moyens pour la planification familiale, les associations et l’éducation.

Les usagers des services publics font les frais de cette politique de droite : baisse des moyens dans tous les services à la population, augmentation des tarifs périscolaires, de la cantine, de la culture et du sport.

Si B. Beschizza est perdu, sa politique montre qu’il est de droite, fier d’avoir été félicité par G. Darmanin pour sa politique d’austérité.

Evelyne Demonceaux,  Conseillère municipale PS.

Parking Abrioux : Aulnay Environnement recueille l’avis d’un professionnel.

Depuis des années, l’association Aulnay Environnement alerte les aulnaysiens sur les projets du maire concernant le devenir de l’ex-place Camélinat. Favorable à une place sans voitures, l’association s’est opposée à la construction d’énormes immeubles et d’un parking souterrain à 2 niveaux condamnant les tilleuls centenaires.

Hier, Aulnay Environnement a publié dans son blog, un article intitulé « Parole d’expert ! » dont voici des extraits :

« Il y a quelques semaines Aulnay Environnement s’était inquiété de la présence de grandes mares au fond du chantier du futur parking Abrioux , et s ‘était demandé si par hasard, cela ne serait pas dû à la présence de la nappe phréatique. Du haut de sa superbe, la première adjointe nous avait renvoyé à nos chères études : laissez donc faire les experts ! La présence de cette eau s’expliquait tout simplement par l’activité des foreuses qui ne pouvaient fonctionner à sec ! 

Mais écoutons l’avis d’un professionnel, d’un vrai :

« Il y a en permanence 6 à 8 pompes qui fonctionnent à plein régime. On n’a jamais vu une telle pression de la nappe phréatique ».

Dans une partie de la ville depuis des siècles abandonnée à la forêt parce que le sol était trop humide pour le mettre en culture, dans un quartier marqué depuis des décennies par des inondations à répétition, creuser un parking souterrain à deux niveaux était de toute évidence une aberration. …

On nous dira que, grâce au département, le réseau d’assainissement est en train d’être recalibré. Mais les professionnels, les vrais, savent bien que même ainsi amélioré, il ne sera jamais capable de faire face à des crues centenaires. Alors pourquoi le surcharger d’emblée en y jetant les eaux de la nappe, en privant les grands arbres proches d’une bonne partie de l’eau qui leur est nécessaire ? Sans oublier qu’il a fallu creuser un réservoir supplémentaire devant le collège, non prévu à l’origine. Aux frais de qui ?

La démonstration que cette municipalité piétine ses promesses de consulter les habitants pour tout nouveau projet n’est plus à faire : malgré notre insistance, aucune consultation n’a jamais été entreprise sur ce parking qui représente le quart des investissements annuels de la commune… »

Texte intégral sur le site d’Aulnay Environnement aulnay.environnement@gmail.com

Dès l’annonce du projet du maire, nous, élus socialistes, avons rappelé que nous voulions durant notre mandat supprimer les véhicules sur la place Camélinat, mais en optant pour un parking silo à proximité afin de conserver les arbres, charme incontestable de ce lieu. Nous sommes contre ce parking souterrain de 6,3 millions (prix exorbitant de 62 000 € chaque place de stationnement). Il n’était pas question de construire ces immeubles de luxe, ni de vendre le legs Pecoroni réservé à un équipement pour les scolaires, comme le fait B. Beschizza pour un immeuble de plus.

Nous partageons les inquiétudes d’Aulnay Environnement quant à la proximité de la nappe phréatique, aux problèmes de circulation des eaux de ruissellement, des risques d’inondation et de dégâts sur les constructions voisines.

A présent, la dalle de béton recouvre la place, tout est caché. Mais le maire devra assumer ses responsabilités en cas de dégâts dans ce quartier. Et comment réagira-t-il, lui si attaché à son «esprit village» devant une place minérale, vide la plupart du temps, glaciale ou torride selon les saisons ?

Education, accueil des élèves : le bilan Beschizza.

Deux pages dans le livret de propagande distribué cet été s’efforcent de démontrer que les actions en direction des écoliers datent surtout de 2014 ou ont miraculeusement explosé durant ce mandat !

Retour à la semaine de 4 jours : quelles seront les conséquences de cette organisation soutenue par B. Beschizza, surtout pour des raisons d’économies budgétaires, qui supprime aux élèves l’équivalent d’un mois d’école ? La France, le seul pays au monde accroché à la coupure du mercredi aggrave son paradoxe : 864 h d’enseignement par an au lieu de 800 en Europe, réparties sur 144 jours contre 190 jours dans tous les pays européens. Lire la suite