Propositions d’ Aulnay en Commun pour plus d’écologie, de solidarité et de démocratie.

1-Un budget construit ensemble

– Lancer une consultation à l’échelle de la ville pour définir les priorités budgétaires.

-Sortir du contrat d’austérité signé avec l’État, un marché de dupe qui limite les besoins de financement

-Investissements : 20 millions par an sur l’enveloppe globale pour adapter la ville au changement climatique (isolation des bâtiments, espaces verts, pistes cyclables ….)

– Revenir à un calcul du quotient familial plus juste, ne tenant pas compte des prestations familiales, pour faciliter l’accès aux services municipaux.

2-Répondre à l’urgence sociale et environnementale

– Une offre de logements diversifiée pour mieux répondre aux besoins des familles, des jeunes ou des seniors.

– Réintroduire de la mixité sociale : 20 % de logements sociaux dans les projets d’immeubles en accession.

– Lutter contre l’habitat insalubre, les marchands de sommeil et aider les copropriétés en difficulté.

– Poursuivre la rénovation des quartiers.

– Sauvegarder le parc Ballanger, développer les espaces verts et les jardins partagés.

-Développer les pistes cyclables et les zones piétonnes sécurisées.

3-Propreté : Renforcer les actions

– Consacrer les moyens nécessaires pour un service de qualité.

– Revoir l’organisation et mettre l’accent sur le nettoyage des places de marchés.

4-Sécurité : Plus de prévention

– Une police municipale de proximité redéployée et impliquée dans des actions de prévention.

– Renforcer l’équipe de médiateurs.

– Réaliser un audit sur le coût et l’efficacité du système de vidéosurveillance.

5-Santé – Handicap : Agir pour une meilleure offre de soins

– Favoriser l’arrivée de professionnels de santé par des aides à l’installation. ( recherche de locaux, loyers modérés)

– Redynamiser les centres de santé municipaux par l’embauche de médecins généralistes et de spécialistes.

-Doubler les investissements pour la mise en accessibilité afin de respecter la programmation 2015 (1 million par an)

-Mieux identifier la Mission Handicap, mieux communiquer sur ses actions

6-Urgence ! Retrouvons un service social

Proposer un terrain ou des locaux au département pour l’installation d’une circonscription départementale correcte pour notre ville d’environ 20 assistantes sociales.

7-Renouveau démocratique et transparence

– Des habitants consultés régulièrement : sondages, ateliers thématiques, questionnaires, référendums…

– Des instances citoyennes indépendantes (conseils de quartier, conseil des seniors…) dotées d’un pouvoir de décision et d’un budget.

– Transparence à 100 % : diffusion des documents publics, des critères d’attribution (logements, crèches…), des subventions aux associations.

– Respect des droits des élus de l’opposition.

2014 – 2020 : quel bilan pour la mandature de Bruno Beschizza ?

1- BUDGET : des choix qui pénalisent les aulnaysiens

-6 ans d’austérité= des services réduits et plus chers . Hausse continue des tarifs ( cantine, périscolaire, activités sportives, culturelles et de loisirs), baisse des moyens pour les associations, le CAP, le Conservatoire, l’ACSA, l’école d’art …

-Investissements en chute libre. Moyenne de 22 Millions de travaux par an au lieu des 30 à 35 nécessaires pour notre ville. L’épargne qui permet de financer les investissements : ZERO en 2018. Les travaux ne sont  financés que par les subventions de l’Etat, du Département, de la Région et à 75 % par l’emprunt.

-Explosion de la dette pointée par la Cour des Comptes: 135 M en 2018, 13 ans pour la rembourser (seuil critique 12 ans) – dette globale de 154 millions prévue en 2022.

2- URBANISME : Aulnay livrée aux promoteurs ! il n’y a jamais eu autant de nouveaux immeubles de luxe inaccessibles aux aulnaysiens, autant de divisions parcellaires. Manque de logements pour les classes moyennes et modestes

Décisions en contradiction avec l’urgence écologique :

– PLU 2015 : possibilité de construire plus haut (18 m au lieu de 16) – espaces verts réduits de 15 hectares – sur les 80 arbres centenaires protégés, déjà 54 supprimés de la liste.

– Risque persistant de bétonnage d’une partie du Parc Ballanger, des serres municipales, du terrain de la Croix Blanche, du quartier République – Le Parc.

-Minéralisation de la place Abrioux – Parking souterrain de 6 M payés par les aulnaysiens (62 000 € la place)

-Echec du plan de circulation : pas de baisse du transit et trajets plus longs, plus de pollution.

-Un mandat sans piscine : refus de réparer l’ancienne pour 9 M. Choix d’une piscine de 37,5 M, gérée par le privé qui reviendra au bout de 25 ans à 78,4 M.

3-PROPRETE : traitement différencié des quartiers, certains sont délaissés et très sales.

4- SECURITE : des moyens surdimensionnés à la charge des aulnaysiens, 80 policiers municipaux, 322 caméras (4,5 M), 2 M pour le centre de supervision + salaires des 22 opérateurs . La police municipale qui a pour consigne d’intervenir sur les mêmes missions que la nationale entraîne le retrait de policiers nationaux sur notre ville, payés par l’Etat contrairement aux policiers municipaux.

De mauvais résultats: 1744 faits de violence (+15%),788 escroqueries (+25 %), 736 autres délits ( + 42 %), 5279 vols et cambriolages (-14 %), 1 182 délits dus aux stupéfiants, (-13 %).

5- SANTE  – HANDICAP: progression des déserts médicaux

-Manque crucial de médecins généralistes et de spécialistes

-Dégradation des centres de santé municipaux : fermeture de services, médecins non remplacés.

-Mise en accessibilité de la ville : 2 fois moins de travaux sur ce mandat, le retard s’accumule.

6-DEMOCRATIE : autoritarisme et opacité

-Projets décidés par le maire contre l’avis des habitants : 2 500 logements sur 5 ha du Parc Ballanger, parking Place Abrioux, terrain Pecoroni légué à la ville mais vendu à un promoteur…

-Conseil de quartier : pas de débat, présentation de projets déjà décidés

-17 procès lancés contre les opposants politiques

-Gestion du personnel entachée de nombreuses irrégularités d’après la Cour des Comptes

-Révélations inquiétantes de la presse : soupçon de corruption dans l’attribution d’HLM, clientélisme et favoritisme

Une autre ville est possible, une ville démocratique, solidaire et écologique.

Retrouvez le projet de la liste participative Aulnay En Commun

http://www.AULNAYENCOMMUN.FR

2020, l’année pour répondre aux urgences sociales et environnementales

Comme tous les mois vous trouverez ci-dessous la tribune des élus socialistes et radicaux qui siègent au Conseil municipal:

2019 signe l’échec du président Macron et de LREM. Leur ligne ultralibérale accentue les inégalités: d’une part les cadeaux fiscaux aux plus riches, d’autre part la casse des services publics (hôpitaux à l’agonie), la précarisation du travail, la réforme brutale de l’assurance chômage, la réforme injuste des retraites.

A Aulnay, la politique de B. Beschizza accentue les difficultés sociales par des services publics réduits et plus chers.

Aulnay bouge, mais pas dans le bon sens: bétonnage de luxe à outrance sans réponse aux besoins des aulnaysiens, un PLU qui réduit les espaces verts, Val Francilia, projet insensé de 2 500 logements sur le parc Ballanger. Lire la suite

Impôts, police, PSA, le bilan du maire B. Beschizza.

A l’approche des élections municipales, Le Parisien a passé en revue 3 points de la gestion du maire B. Beschizza. Le point de vue de l’opposition étant fort réduit, voici nos commentaires.

1- les impôts locaux.

B. Beschizza a tenu la promesse de ne pas les augmenter poursuivant la même politique que les municipalités précédentes, les impôts n’ayant pas augmenté depuis 2003. Mais pour tenir sa promesse, il a choisi de réduire les moyens dans tous les services : la culture, le sport, les loisirs, le périscolaire, l’aide aux familles, la santé.

De plus, comme le déclare dans le Parisien Guy Challier élu PS, « la stabilité des impôts est un leurre, tout a augmenté, cantine (+40 %), périscolaire, structures culturelles ect … ». Ces augmentations sont des impôts déguisés supportés non pas par l’ensemble des contribuables, ce qui serait une juste solidarité, mais par les usagers des services publics, jeunes, familles avec ou sans enfants et personnes âgées.

Coup d’arrêt dans les investissements (travaux et équipements …) : avec une moyenne de 21,9 M par an au lieu des 30 à 35 M précédents, la ville n’est plus en mesure d’entretenir correctement ses bâtiments et l’espace public. L‘épargne nette est réduite à zéro, ce qui oblige la ville à emprunter pour financer ses investissements, 16 à 19 M par an. Preuve d’une situation financière dégradée, en 2019, les emprunts vont financer 73 % d’un programme pourtant très réduit contre 30% durant notre mandat .

Ces nouveaux emprunts font exploser la dette: 132 M soit 1 545 € par habitant, 154 M en 2022, dette qui ne sera soldée que 20 ans plus tard, une bombe à retardement pour les générations futures. Et c’est un cercle infernal, il a fallu débourser 13 M l’an passé pour rembourser les emprunts. La ville va finir par emprunter…pour rembourser l’emprunt !

2- la police municipale.

Dès 2014, pour compenser les suppressions de postes de policiers du mandat Sarkozy, B. Beschizza a choisi de faire supporter aux seuls aulnaysiens le financement de 80 policiers municipaux suréquipés soit une hausse de 25 % . Mais la police municipale, malgré le travail de ses agents, ne peut remplacer la police d’ Etat pour régler un problème essentiel, celui de nombreux points de deal dans tous les quartiers. Par ailleurs, pour les habitants des quartiers nord, la présence de la police municipale est très inégale et peine à retrouver la confiance de la population.

Efficacité également limitée s’agissant des actes d’incivilité tels que les stationnements abusifs …

Aujourd’hui, tout est surdimensionné avec 332 caméras en 2019 et 500 en 2021. Les caméras ont sans doute un effet dissuasif mais elles ne limitent pas ou très peu les délits, elles n’aident à élucider que 1 % à 3 % des infractions et déplace la délinquance dans les zones non équipées de caméras.

La vidéoprotection pèse très lourd dans le budget, au détriment d’autres services publics. Déjà 4,5 millions pour les caméras (9 000 € pièce) et 2 pour le centre de supervision, sans compter la maintenance du matériel et les salaires des opérateurs devant les écrans.

Le 1er ministre a annoncé la rénovation du commissariat d’Aulnay pour 2023. C’est bien, mais B. Beschizza, en s’opposant au projet précédent, a retardé le dossier d’au moins 6 ans et a fait capoter l’ancien projet mieux adapté aux besoins, d’un commissariat mieux situé au nord de la ville avec une antenne au sud.

3- l’ancien site PSA

De 2012 à début 2014, l’ancienne municipalité a posé les bases d’une reconversion de l’ancien site. 2 actions essentielles menées par l’ancien maire G. Ségura: obtenir une gare du Grand Paris à Aulnay et éviter la spéculation foncière. « Ni spoliation, ni spéculation. »

En septembre 2012, le maire gèle les permis de construire sur les terrains de PSA pour éviter la spéculation.

Juillet 2013 : présentation du projet d’aménagement mêlant industries, centres de distribution, équipements publics, un centre de formation et d’hébergement, des espaces verts.

Janvier 2014 : Gérard Ségura, les élus et Daniel Goldberg optent pour une opération d’aménagement d’initiative publique. L’EPF Ile de France (Etablissement Public Foncier) rachètera les terrains pour garantir la mutation du site avec un objectif non spéculatif.

De 2014 à 2017, B. Beschizza a mené diverses tentatives pour faire avancer le dossier mais rien de concret, pour arriver finalement 3 ans plus tard, à l’objectif fixé par l’ancienne municipalité: la signature en novembre 2017 actant la vente des terrains de PSA à l’EPF Ile de France pour la fameuse opération d’aménagement d’initiative publique amorcée en 2014.

Et de 2017 à 2019 ? « Il n’a pas été capable d’être un accélérateur sur la reconversion de la friche », tacle Guy Challier. Carrefour, Chronopost et ID Logistics ont installé des entrepôts sur 70 hectares, le reste est en friche. C’est plutôt maigre.

Par contre, le projet de la municipalité Val-Francilia, nouveau quartier sur les 110 ha restants mêlant logements, équipements publics, un « campus des métiers » (reprise de l’idée de l’ancienne municipalité) … prévu d’ici 15 ans, a soulevé de vives protestations suite au projet de construire 2 500 logements sur 5 ha du Parc Ballanger ! Une aberration repoussée à ce jour … affaire à suivre.

Concertation bâclée, manque de vision globale de l’aménagement du territoire, manque de dynamisme, la municipalité a piétiné tout au long de son mandat sur le dossier PSA.

Rapport sur la gestion passée et présente de la Ville : nos commentaires.

Mercredi soir en conseil municipal, les élus ont commenté le rapport de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) sur la gestion de la Ville, pour la période 2011 – 2014 (ancien maire Gérard Ségura) et 2014 – 2017 (Bruno Beschizza). 20% des remarques de la CRC concernent l’ancienne municipalité, 80% la municipalité actuelle.

La CRC écrit à propos de la gestion actuelle du personnel : « Une gestion des ressources humaines entachée de nombreuses irrégularités ».

La CRC pointe un nombre excessif d’astreintes et d’heures supplémentaires explosant même le plafond autorisé. La police municipale est tout particulièrement visée avec une augmentation du budget d’heures supplémentaires de près de 50% depuis 2014. La CRC dénonce des irrégularités dans la rémunération de cadres à haut salaire sans que le salaire soit vraiment justifié par les diplômes ou les responsabilités à exercer. La CRC pointe également l’absence de délibération votée en conseil municipal pour les salaires des collaborateurs de cabinet du maire, d’où un manque de transparence.

Concernant les marchés publics, la CRC demande à la commune de clarifier les procédures et de rechercher une plus grande concurrence des entreprises lors de l’attribution des marchés.

Quant au budget municipal, il a fait l’objet d’un long débat. Lire la suite