Municipales 2020 : candidat recherche ministre si possible LREM pour photo de soutien !

La semaine dernière, les candidats LREM dissidents Abdel Benjana et Fouad Guendouz diffusaient un tract où ils posaient fièrement aux côtés de leur soi-disant soutien, Cédric Villani, candidat LREM dissident aux municipales de Paris. Flop magistral, puisque C. Villani avait immédiatement démenti son soutien « c’est une photo prise lors de l’une de mes réunions publiques comme tant d’autres selfies … aucun soutien de ma part à ces candidats que d’ailleurs je ne connais pas ».

Cette semaine, Benjamin Giami, candidat LREM met la barre plus haut ! Balade écolo dans le Parc Ballanger, aux côtés de la secrétaire d’Etat à la transition écologique Emmanuelle Wargon … pour parler programme écologique bien sûr !

Et B. Giami choisit comme par hasard ce parc que B. Beschizza voulait amputer de 5 ha pour y construire 2 500 logements ! Durant des semaines, les citoyens, les associations et les élus d’opposition avaient multiplié les actions, dont des moments d’information et de discussion dans le parc, avec les habitants … mais jamais de Giami à l’horizon. Le maire a fini par reculer mais les élus PS, PRG, PC lui avaient demandé en juillet dernier de s’engager, par une délibération au conseil municipal de septembre, à ne jamais construire sur le parc. Il ne l’a pas fait et n’a rien confirmé non plus au Conseil de Territoire. Restons vigilants et combattifs !

Parmi ses promesses de campagne, B. Giami promet de « demander au gouvernement de classer le Parc en espace protégé ». Très bien, mais lorsqu’il était élu dans l’équipe de Bruno Beschizza, il a voté en 2015 avec les élus de la majorité, le nouveau PLU qui prévoit notamment une route coupant le Parc en deux, réduit les espaces verts de 15 ha, supprime 54 arbres de la liste des 80  arbres protégés.

Quant à la sénatrice Annie Delmont-Koropoulis et au député Alain Ramadier, les voilà scandalisés de ne pas avoir été prévenus de la visite d’une ministre !

Offusqués et soupçonneux : « Je n’ai pas été prévenue, il ne s’agissait donc pas d’un déplacement officiel mais d’une visite politique…  » déclare la sénatrice. « Les frais de déplacement sont-ils imputés aux comptes de campagne du candidat ? Je trouve par ailleurs sectaire que le gouvernement ne souhaite s’engager pour nos territoires que si son candidat LREM est élu » s’indigne Alain Ramadier.

D’où la réaction de Daniel Goldberg, conseiller municipal PS et ancien député : « Chers parlementaires d’Aulnay, quand Valérie Pécresse vient accompagnée des seuls élus locaux de droite ou lorsque les élus d’opposition sont interdits, parfois physiquement, de manifestations municipales, j’entends moins votre courroux et le sujet des moyens publics utilisés ».

C’est peu, de dire que les droits des élus de l’opposition n’ont jamais été respectés, des élus systématiquement écartés des événements de la vie municipale.

Mais on retiendra surtout le manque crucial de démocratie dans les conseils de quartier où les habitants découvrent des projets déjà décidés par la majorité, les concertations bâclées, les innombrables procès contre les opposants, les supports de com’ du maire truffés de désinformations.

La promesse d’« Aulnay Respectueuse » n’était qu’un leurre ; les valeurs telles que respect, transparence, démocratie ont été vidées de leur sens et les aulnaysiens en ont bien pris conscience.

Les aulnaysiennes et les aulnaysiens  méritent mieux !