Urbanisme « 5 ANS d’Aulnay bouge »

L’association « Aulnay environnement » revient sur le bilan du maire Bruno Beschizza et de son équipe à propos des choix politiques en matière d’urbanisme, d’écologie et de démocratie. Nous vous invitons à consulter leur site aulnay.environnement@gmail.com pour lire l’article intitulé « 5 ANS d’Aulnay bouge » dont voici les points principaux avec lesquels nous sommes en accord.

La construction : une promesse non tenue.

Aulnay environnement : « Le programme de campagne de 2014 annonçait: « nous nous engageons à mettre fin au bétonnage qui défigure la ville ». Chacun peut juger du respect de cette promesse. Nous laissons à cette équipe la responsabilité du terme « bétonnage ». Si cela signifie « construire », cette promesse était un leurre, car il fallait bien construire, Aulnay commençant à perdre des habitants après des décennies de quasi-immobilisme. C’est sur la promesse de ne pas  « défigurer » la ville que le manquement est le plus grave… » 

Illustration: Place Abrioux, l’immeuble Verrechia écrase les constructions environnantes par sa hauteur (un étage supplémentaire grâce au PLU 2015 soit 18 m au lieu de 16), son style architectural « pompeux »rompt avec le style des immeubles de la Place.

Un bel exemple de bétonnage : la place Abrioux

« Supprimer le parking était souhaitable, mais cette grande surface claire et bétonnée sera un redoutable réverbérateur de chaleur que l’ombre de 9  petits arbres en pot ne saura compenser. Le parking souterrain qui a nécessité d’énormes travaux et perturbe la circulation de la nappe phréatique est d’abord un atout pour les promoteurs qui peuvent construire des immeubles sur des petites parcelles sans parking, alors qu’était promis en 2014 d’ « imposer la création de deux places de parking pour chaque nouveau logement ». C’est la commune qui paie : plus de 6M d’Euros ! La libération du terrain de l’ancienne perception offrait pourtant la solution bien moins onéreuse d’un parking en silo avec façade et toit végétalisés (comme à Paris !) de capacité équivalente à celui de la place. Et que dire de l’accès automobile dans un espace parcouru pas les centaines d’enfants de trois établissements scolaires !

L’urbanisme : une doctrine insensible à la qualité du paysage urbain

« Le legs du passé, c’est une coexistence de pavillons et d’immeubles souvent anciens. Les ouvertures crées par les jardins des pavillons apportent verdure et lumière à nos rues souvent étroites, et c’est bien là le paysage qui fait la spécificité et le charme de notre ville. Or cette sensibilité au paysage n’existe pas : la doctrine officielle, c’est l’alignement, « la chasse aux dents creuses et la priorité donnée au cœur d’îlots… ».

Notre réflexion : dans certaines rues étroites, il est vrai qu ‘aligner des immeubles au plus près du trottoir avec des balcons en surplomb donne un aspect massif, plus ou moins uniforme. Par contre, dans des rues plus larges, construire au plus près du trottoir permet de laisser à l’arrière de l’immeuble un espace vert suffisant pour rafraîchir l’atmosphère lors des fortes chaleurs, ce que ne fait pas l’espace laissé le long de la rue.

La piscine : le choix du prestige au détriment des habitants

«Le choix a été fait de tout raser pour construire un ensemble de loisirs concurrent de celui du Mesnil-Amelot. Après 5 années sans piscine, on nous annonce des tarifs supérieurs à celui de tous les bassins  des alentours. Ce que demandaient les Aulnaysiens, c’est une piscine pour apprendre à nager !… »

Infos complémentaires : dans leur rapport de 2015, les architectes ne condamnaient pas le bâtiment mais envisageaient au contraire sa réparation.

Budget pour réparer l’essentiel : 2 mois de travaux pour 154 000 € – Intervention sur toute la charpente : 2 millions – Travaux complémentaires de rénovation et mise en accessibilité de la piscine pour 9 millions. B. Beschizza a sacrifié une piscine chère aux aulnaysiens pour un centre nautique de 37,4 M nécessitant un contrat public / privé qui contraindra la Ville à verser 78,4 millions d’euros sur 25 ans (plus de 3 M par an).

Les espaces verts : le petit jardin qui cache la grande zone industrielle.

« Beaucoup de battage autour des nouveaux parcs, parfois minuscules (parc Félix Fessart). Le parc du quartier Balagny donne directement sur l’autoroute avec toutes ses nuisances sonores et est collé à un stockage en plein air des montagnes d’échafaudages. Surtout il sert d’alibi à une mutation dont on ne nous dit rien : celle d’un vaste espace vert « à vocation sportive » et autrefois en partie légué spécifiquement pour les activités de plein air du club canin. Le club a disparu (400 adhérents) avec l’espace vert, au profit d’une zone industrielle qui ne demande qu’à s’étendre. »

Val Francilia : l’opacité et la désinformation

« Pour une fois, mais sans avoir jamais publié les images du projet, la municipalité a consulté les habitants (150 volontaires maximum) et leur verdict a été sans appel : le projet qui prévoit de construire sur 5 hectares du parc Ballanger et de rayer de la carte I’IME Toulouse-Lautrec est rejeté par les Aulnaysiens. A quelques mois des municipales, la volte-face s’imposait. Le cabinet d’étude, seul coupable de n’avoir pas perçu l’attachement des habitants à leur parc, doit revoir son projet. Le Maire ne l’avait donc pas prévenu ? »

Info complémentaire : la consultation des habitants n’est pas un effort de démocratie de la part de la municipalité, c’est une obligation réglementaire.

La « Charte de l’arbre » : une année de perdue

« Par une lettre au Maire datée du 3 avril 2018, Aulnay Environnement demandait la création d’une commission chargée d’élaborer une Charte de l’arbre. Nous n’avons jamais eu de réponse. Voilà maintenant que la municipalité invite les Aulnaysiens à participer à un tel document. Mais notre demande reposait sur la création d’une commission mixte pérenne associant durablement les habitants à la gestion du patrimoine arboré. Cette demande sera-t-elle entendue ? Cette poussée de fièvre écologique sera-t-elle autre chose qu’une manœuvre électoraliste ? »