Tentatives de B. Beschizza pour faire croire à un virage écologique.

Cette semaine Le Parisien qui titre « A Aulnay, ceux qui coupent des arbres perdront des voix » parle des actions pour l’environnement dans notre ville depuis 6 ans. Quel est le bilan du maire sur cette question ?

C’est tout d’abord un échec retentissant pour B. Beschizza et ses élus et un vrai désaveu suite au projet Val Francilia dans le cadre de l’aménagement du site PSA qui prévoyait de faire au moins 2 500 logements sur 5 hectares du Parc Ballanger. Plus de 2 000 arbres et arbustes auraient pu être abattus. « Cela va totalement à l’inverse du sens de l’histoire et de la lutte contre le réchauffement climatique » avait déclaré René Bougourd, de l’association Aulnay-Environnement. Face à la forte mobilisation des citoyens, associations et élus, B. Beschizza a fait marche arrière mais comme le souligne Guy Challier, élu PS « On lui a demandé de graver dans le marbre sa décision de ne pas urbaniser une partie du parc, il ne l’a pas fait ! Pourquoi ? » .

Même choix politique désastreux du maire, même aberration sur le plan écologique concernant la Place Abrioux ex Camélinat : constructions d’immeubles de 5 étages qui grâce au nouveau PLU du maire permet de monter à 18 m de haut au lieu des 16 autorisés dans le quartier, construction d’un parking souterrain qui a condamné les tilleuls centenaires, léguant aux aulnaysiens une future place brûlante l’été et glaciale l’hiver.

Et que serait devenu l’espace vert des Petits Ormes, proche de la future gare, menacé d’une vente à la découpe, sans la vive opposition des riverains ?

Pourtant B. Beschizza multiplie ses supports de com’ pour présenter ses actions en matière d’environnement, martelage dans Oxygène ou dans la coûteuse brochure de propagande « 5 ans d’actions …» distribuée cet été, remarquable succession de contre-vérités. On peut y lire :

«En 2016,  nous avons crée au centre-nord de la ville, le Parc Félix Fressard … » Maquillage éhonté de la vérité, en mars 2014 il était terminé à 95%.

« En 2016 – 2017, nous avons réaménagé les abords de la gare et le passage souterrain ». Falsification grossière de la réalité : fin 2010, le contrat de pôle entre la Ville, la Région, la SNCF, le STIF lançait la réhabilitation des abords de la gare, débutée dès 2011. En décembre 2013 le projet du souterrain financé à 100% par le plan Espoir banlieue était prêt: mise en accessibilité, éclairage renforcé et caméras, traitement artistique des murs. Et B. Beschizza n’a pas hésité une seconde à faire apposer une plaque à son nom lors de l’inauguration !

Le cours Napoléon (route de Mitry), la « coulée verte »? les projets de l’ancienne municipalité ( sauf le nom de Napoléon !) repris 6 ans plus tard.

« En 2017, une aire de jeux aqualudiques au Parc Ballanger ». C’est la continuité des actions mises en place précédemment pour offrir des espaces ludiques aux enfants qui ne partent pas en vacances mais avec un budget beaucoup plus limité depuis 2014.

« De nouvelles aires de jeux au Parc Bigottini, au Parc Faure, Cité de l’Europe » Enfin des réalisations à l’actif de cette municipalité !

«  Depuis 2014, la ville conserve 4 fleurs ». C’est vrai mais pas nouveau ! le remarquable travail du service espaces verts est récompensé depuis 1994 par 4 fleurs !

«  Entre 2014 et 2018, 893 nouveaux arbres plantés pour 256 abattus ». Certes, mais le nouveau PLU voté en 2015 sacrifie entre 14 et 15 hectares d’espaces par un renforcement du bétonnage notamment dans les quartiers sud et centre. Sur les 80 arbres répertoriés pour bénéficier d’une protection, 54 ont disparu de la liste tels que les chênes centenaires du terrain de la Croix Blanche. Pour quelle future opération immobilière ?

B. Beschizza à quelques mois des élections veut « verdir sa politique » mais c’est surtout de la com’ à la fois pour masquer le peu de réalisations et l’abandon pendant 6 ans d’ une réelle politique de développement durable co-élaborée avec les habitants.

Rappelons l’importance des actions telles que la « Semaine du développement durable » avec animations, expositions, sensibilisations aux gestes éco-citoyens.

Qu’est devenu le programme de développement durable inscrit dans l’Agenda 21 élaboré en 2010 avec les services municipaux et la participation active des aulnaysiens ? Citons parmi les réalisations concrètes de 2008 à 2014 : le prêt de matériel aux aulnaysiens pour faire le diagnostic énergétique de leur logement, la création de jardins partagés, les distributions de composteurs, le plan de réduction des déchets, la Charte de la construction durable appliquée dans les nouvelles constructions ou les rénovations, la relance des études pour la géothermie, la baisse de 19 % de la consommation éclairage public grâce aux nouveaux équipements, le projet « degrés bleus » pour chauffer la piscine par un procédé innovant qui pouvait réduire l’émission de 242 tonnes de CO2, l’aménagement de pistes cyclables, la création du service « Proxim’Aulnay » dès 2009 pour régler rapidement, avec les aulnaysiens, tout problème sur l’espace public mais aussi des actions de solidarité telle que la convention avec l’ ERDF pour déclencher une aide des services sociaux aux familles ne pouvant payer leurs factures de chauffage, solidarité pour un meilleur accès à la santé, à la culture… car l’écologie, le développement durable, c’est tout un ensemble de mesures pour un mieux vivre ensemble, des mesures qui ont fait défaut durant ce mandat.

Les élus socialistes.