Education, accueil des élèves : le bilan Beschizza.

Deux pages dans le livret de propagande distribué cet été s’efforcent de démontrer que les actions en direction des écoliers datent surtout de 2014 ou ont miraculeusement explosé durant ce mandat !

Retour à la semaine de 4 jours : quelles seront les conséquences de cette organisation soutenue par B. Beschizza, surtout pour des raisons d’économies budgétaires, qui supprime aux élèves l’équivalent d’un mois d’école ? La France, le seul pays au monde accroché à la coupure du mercredi aggrave son paradoxe : 864 h d’enseignement par an au lieu de 800 en Europe, réparties sur 144 jours contre 190 jours dans tous les pays européens.

Les enfants apprennent mieux le matin. B. Beschizza part de ce principe pour se féliciter de l’allongement des matinées de 15 mn. Ridicule ! çà ne sert à rien. 5 matinées au lieu de 4 pour mieux apprendre, c’est mieux ! Surtout que la plupart des enfants se lèvent le mercredi pour aller au centre de loisirs.

Programme de Réussite Educative : 2 099 enfants depuis 2017 en bénéficieraient ? NON , il y a erreur, ce n’est pas le PRE de 2005, amélioré en 2011 par Nicole SIINO, adjointe à l’enseignement, qui prévoit une prise de charge globale de l’enfant et de sa famille par une équipe pluridisciplinaire.

200 enseignants pour les études dirigées. FAUX, ce ne sont pas des études dirigées avec une aide aux devoirs pour chaque enfant mais ce sont des études surveillées. Rien de nouveau, des enseignants volontaires et rémunérés surveillent les études depuis fort longtemps.

Aide aux devoirs, soutien scolaire, plan de rattrapage durant les vacances, aide à la parentalité, accueil de collégiens temporairement exclus, service « maîtriser sa rentrée » crée en 2009 pour les jeunes sans solution, tous ces dispositifs sont anciens, améliorés par les municipalités successives en lien avec les associations.

Séjours découverte : 2570 élèves depuis 2014. C’est nettement moins qu’auparavant, plus de 3 500.

Aides financières de la ville aux projets éducatifs des collèges et lycées : rien de nouveau, la ville a toujours soutenu les projets présentés par ces établissements, avec des montants équivalents.

Conseil municipal des enfants : le projet, travaillé sous l’ancienne mandature avec l’éducation nationale a été crée en 2016, c’est une bonne chose.

Accueil des élèves : La Chambre Régionale des Comptes a mis en évidence le manque de places dans des écoles surchargées au sud et au centre. Pendant 4 ans, rien n’a bougé. Aujourd’hui, B. Beschizza parle de 4 groupes scolaires reconfigurés ou créés sur la mandature. Fort heureusement pour lui et ses élus, c’est grâce à de bons coups de pouce qu’ils peuvent sortir d’une situation catastrophique !

-Secteur République – Le Parc. Suite à une extension du Collège Le Parc, le Département sauve la situation en rendant l’annexe Louis Barrault à la Ville, transformée cet été en école maternelle-primaire de 13 classes.

-Groupe scolaire du Bourg : extension déjà prévue par l’ancienne municipalité.

-Ecoles Savigny et Perrières, classées en ZEP+ devant créer de nouvelles classes suite au dédoublement des CP et CE1 demandé par le gouvernement Macron. Grâce à cette situation, la municipalité va bénéficier de subventions importantes.(Savigny : l’Etat paye 80% des travaux soit 2,4 millions, Perrières : 80% pour l’Etat soit 1,7 M)

Mais il y a des ombres au tableau, notés récemment par la Chambre Régionale des Comptes.

dégringolade des dépenses en travaux et équipements dans les écoles depuis 2014.

– baisse des moyens financiers pour les écoles entre 2013 et 2018. Budget éducation en 2018 : 8,5 millions d’euros pour 10 743 élèves scolarisés. Ancienne municipalité, en 2013 : 9,6 M pour 10 280 élèves. Soit 1 million de moins en 2018 alors qu’il y a 463 élèves en plus !

Le coût d’un élève en élémentaire en 2013 était 1 984 €. En 2016 , il chute à 1 769 € soit une baisse de 11%. Pas mieux en 2019.

– hausse des tarifs en restauration scolaire, pour l’accès au sport, à la culture, aux centres de loisirs … C’est la double peine pour les familles : en 2015, le maire choisit, contrairement à l’ancienne majorité, de revenir à un calcul du quotient familial incluant les prestations familiales. Cette mesure pénalisante et la hausse du prix du repas de 40 % a eu pour conséquence d’évincer chaque jour 700 enfants de la cantine. Tout devient plus cher, moins accessible : les voyages scolaires, les centres de loisirs, le sport, la musique …

– en maternelle le nombre d’ATSEM (assistantes maternelles) ne va pas au-delà des minimums imposés par les textes.

– économies de « bout de chandelle » avec la suppression de petits gestes appréciés de tous. (plus de livre offert aux CM2 lors du passage en 6 ème,  plus rien non plus pour les enfants de grande section et CP.)

B. Beschizza ne fait pas PLUS pour les écoles avec MOINS. Il poursuit les actions menées par les équipes précédentes, mais sa politique de maîtrise des dépenses et l’augmentation des tarifs d’ activités favorisant les apprentissages et l’épanouissement des enfants, pénalisent tout particulièrement les enfants issus des classes moyennes et modestes.