Ecole et périscolaire : réponses partielles à la CRC, maintien de la politique d’austérité !

Le 1er point signalé par la Chambre Régionale des Comptes (CRC) concernait le problème des écoles surchargées au sud et au centre de la ville suite aux nombreuses constructions et au renouvellement de population en zone pavillonnaire.

Ce point est réglé dans l’immédiat grâce au Département qui a pu construire le Collège Simone Veil et les nouvelles classes sur le collège Le Parc. Il rend l’annexe Barrault à la commune, un espace immense que la ville va pouvoir transformer en école maternelle-primaire.

Nous serons vigilants sur l’évolution de cette nouvelle école, une première à Aulnay-sous-bois puisqu’elle va regrouper sur un même site, des enfants de 3 à 10 ans. Vigilance également sur les conséquences pour les familles des changements de carte scolaire tout particulièrement les familles contraintes de scolariser leur enfant dans une école située de l’autre côté de la voie ferrée.

Le 2ème point important soulevé par la CRC concernait la gestion du périscolaire. La CRC mettait en évidence les manques de bilans pédagogiques et financiers, des problèmes d’encadrement des enfants et demandait au maire de renforcer ses exigences vis-à -vis de l’IFAC.

Nous nous étions inquiétés de la situation au vu de nombreuses plaintes des familles, du manque de formation des animateurs et d’un manque criant de lien entre le prestataire et la mairie. La barre semble redressée, c’était indispensable.

Concernant la surveillance des enfants durant la pause méridienne, la CRC indiquait que la cantine est un service municipal facultatif organisé par et sous la responsabilité de la commune, elle demandait au maire de revoir l’organisation pour assurer avec des agents municipaux la surveillance des élèves comme avant 2015.

Ce point n’est pas réglé et nous ne sommes pas convaincus de la réponse de B. Beschizza: «la ville a fait appel à un prestataire pour co-surveiller les élèves » Apparemment, il ne s’agit que d’un lien administratif ?

La CRC a mis en évidence un niveau moindre des moyens accordés aux écoles. Elle notait 1 769 € par an et par enfant en élémentaire contre 1 984 en 2013 (baisse de 11%), des coûts inférieurs à d’autres communes de même strate, un nombre d’ ATSEM en maternelle qui ne va pas au-delà des minimums imposés par les textes, des dépenses « maîtrisées » pour les activités périscolaires, une hausse des tarifs des activités périscolaires et de 40% du prix du repas de cantine.

Aucune réponse n’est apportée  sur ces points, le vote du budget 2019 a par ailleurs montré la baisse des moyens depuis 2014.

Le maire ne revient pas non plus sur le calcul du quotient familial intégrant à nouveau depuis juin 2015 les aides familiales.

Le calcul, moins juste, moins favorable aux familles a pourtant eu une  conséquence  immédiate notée par la CRC : près de 700 enfants en moins par jour à la cantine par rapport à 2014.

Pas de changement de cap par conséquent, la politique d’économies et de hausse des tarifs s’applique aussi dans le domaine du scolaire et périscolaire.