Budget 2019 : l’austérité et la course aux emprunts continuent.

Le Maire et les élus de la majorité se félicitent de leur gestion financière mais qu’en est-il en réalité, quel est le bilan 2018 et quels sont les choix budgétaires pour 2019 ?

Les recettes perçues par la ville, stables en 2018 augmentent en 2019. La situation a été et est plus confortable, grâce à des dispositifs de l’Etat plus avantageux qui comblent la baisse des dotations à hauteur de 12 millions, à une augmentation de la masse d’impôts et taxes, de la reprise du marché immobilier amenant davantage de taxes … Par ailleurs, le maire poursuit sa politique d’austérité dans tous les services à la population réduisant les dépenses de 7M. D’où un excédent de 9,5 M fin 2018.

Malgré cela, l’épargne nette, positive en 2013 et 2014, négative depuis 3 ans de façon alarmante (- 2,8 M en 2017) atteint à peine le 0 fin 2018. (-0,18 M). C’est la preuve d’une situation financière dégradée, la ville n’a pas les moyens de financer ses investissements (travaux et équipements) puisque l’épargne est négative.

Le maire se lance donc dans de nouveaux emprunts (16 M en 2018, 19 en 2019) et a même entrepris de vendre pour 5 M de biens communaux. C’est un cercle infernal, il a fallu débourser 13 M l’an passé pour rembourser les emprunts. La ville va finir par emprunter…pour rembourser l’emprunt !

Mais le plus grave, qui montre le degré de dégradation de la situation, c’est le niveau d’emprunt. Durant notre mandat, l’emprunt finançait en moyenne 30% des 30 à 35 M de travaux annuels. En 2018, l’emprunt a financé 68 % d’un programme d’investissements pourtant à minima de 24 M. Pire pour 2019! les emprunts vont financer 73 % du programme.

Heureusement, la ville va bénéficier de bons coups de pouce de l’ Etat, de la Région et du Département qui financent mieux les projets d’investissement. (mais cela, B. Beschizza ne le dit pas). C’est le cas pour le centre Balagny, les écoles Savigny, Perrières, L. Barrault (jusqu’à 80 %). Ces travaux auraient été impossibles à réaliser durant le mandat, sans ces aides conséquentes.

La dette explose: 132 M soit 1 545 € par habitant. Il faudra 13 ans pour la rembourser. C’est moins qu’en 2017 (18 ans) mais beaucoup plus qu’avec l’équipe municipale précédente (9 ans 5 mois). La progression ne va pas s’arrêter là puisque le maire prévoit une dette de 154 M en 2022, qui ne sera soldée que 20 ans plus tard, au mieux.

Les coupes budgétaires continuent pour 2019 : 1M de moins en charge de personnel, baisse des moyens pour la culture, le sport, les loisirs, le périscolaire, l’aide aux familles, la santé. Par contre, l’hyper sécurité continue et continuera à peser très lourd dans le budget.

Les impôts n’ont pas augmenté et cela depuis 2003 mais ce sont les familles et l’ensemble des usagers des services publics qui supportent les hausses successives de tarifs (+40% pour la cantine, d’où 700 enfants en moins).

Ce mandat est marqué par un coup d’arrêt dans les investissements. Avec une moyenne insuffisante de 21,9 M par an depuis 2014, la ville dégrade son patrimoine.

Mais 40 M d’investissement prévus pour 2019 ! A un an des élections, le maire met une priorité sur 2 opérations prestigieuses fort coûteuses et contestées : le futur centre nautique (6,7 M), la place Abrioux (6,2 M). Rappelons que le centre nautique de 37,4 M coûtera plus de 3 millions d’euros par an de charges pendant 25 ans pour un service privé dont on ne maîtrisera pas la gestion.

Les crédits pour le reste du programme d’équipement chutent par rapport à 2018, c’est 2,6 M de moins pour le cadre de vie, 1M de moins pour la rénovation des bâtiments, 101 500 € pour l’ accessibilité de la ville aux personnes handicapées, service sinistré, au lieu du million nécessaire par an prévu par l’ AD’AP.

La majorité actuelle n’est plus crédible lorsqu’elle se défausse sur l’ancienne municipalité. Nous avons eu nos contraintes: 557 postes d’employés municipaux crées entre 2001 et 2008, la rénovation des quartiers nord, l’usine d’amiante. Nous avons facilité l’accès des services à tous par des tarifs bas et un calcul du quotient familial plus juste. Nous avons rattrapé le retard de travaux par un haut niveau d’investissements financé par peu d’emprunt (30%) et une capacité d’autofinancement de plus de 12% ! Zéro % aujourd’hui, les chiffres parlent.

Pour 2019, il n’y pas donc pas de miracle. Le maire poursuit depuis 5 ans sa même politique d’économies et de hausse des tarifs tout en continuant sa course aux emprunts, augmentant la dette fortement et pour longtemps, sans pour autant répondre aux besoins des aulnaysiens.

5 ans d’austérité et de dégradation des services publics, Aulnay mérite mieux.

Les élus socialistes

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