Communiqué des élus PS-PCF-PRG d’Aulnay-sous-Bois Huit élus en procès pour avoir condamné l’arrêté du maire d’Aulnay-sous-Bois s’opposant à la prévention contre le sida !

Fin 2016, B. Beschizza, maire d’Aulnay-sous-Bois, déclenchait une polémique nationale par un arrêté interdisant sur l’ensemble de la commune la présence des affiches de la campagne de prévention contre le sida engagée par le Ministère de la santé.

Vilipendé par nombre d’associations, notamment de défense des homosexuels, par des personnalités médiatiques dans plusieurs émissions de télévision et de radio, par des artistes ainsi que par la Ministre de la santé de l’époque, B. Beschizza a choisi, avec un grand courage (!), de ne s’attaquer par voie judiciaire qu’à ses opposants politiques locaux et à trois blogueurs aulnaysiens.

Il reproche aux huit élus de gauche d’Aulnay-sous-Bois d’avoir condamné des faits rejetés par la France entière. Ainsi, nous sommes convoqués ce jeudi 7 mars au Tribunal de Paris pour être jugés parce que nous avons qualifié cet arrêté municipal comme stigmatisant vis à vis des personnes homosexuelles, et donc comme homophobe.

Pourtant un an après les faits, en décembre 2017 :

  • le Tribunal administratif a, comme nous le disions nous-mêmes, jugé cet arrêté illégal ;
  • Jacques Toubon, Défenseur des Droits, a porté un avis officiel particulièrement sévère en jugeant que cet arrêté «  a pu avoir pour effet de priver les personnes homosexuelles de l’accès à des informations pourtant essentielles en matière de santé et a pu apparaître comme stigmatisant à l’égard de ces personnes et être ressenti par elles comme portant atteinte à leur dignité. »

Adepte d’une vision rétrograde du contrôle des mœurs, soutien de la Manif pour Tous, B. Beschizza s’est ainsi de nouveau pris les pieds dans un des coups médiatiques dont il se fait la spécialité.

Pour notre part, nous sommes sereins face à cette situation où ces deux premières décisions nous ont déjà donné raison. Nous continuerons de défendre des actions utiles de santé publique, d’égalité des droits et de refus de toute stigmatisation d’une quelconque partie de la population. Nous donnons rendez-vous à B. Beschizza lors de l’audience du 7 mars afin que, de son côté, il puisse exposer les multiples raisons contradictoires qu’il a données sur cet arrêté illégal.

Latifa Bezzaouya (PS), Guy Challier (PS), Évelyne Demonceaux (PS),

Daniel Goldberg  (PS), Miguel Hernandez (PCF), Ahmed Laouedj (PRG),

Marie-Jeanne Queruel (PCF), Gérard Ségura (PS)

Conseillers municipaux d’Aulnay-sous-Bois

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