Les « gilets jaunes » : Opération séduction et Récupération politique de B. Beschizza et ses élus.

Depuis ce week-end, le mouvement des « gilets jaunes » cristallise des colères plurielles, avant tout le « matraquage fiscal » concrétisé par la hausse des taxes sur le carburant mais aussi la baisse du pouvoir d’achat, la disparition des services publics ressentie comme un abandon de l’Etat tout particulièrement dans les zones rurales et périurbaines …Pour beaucoup, c’est le rejet massif des mesures du président Macron qui favorise depuis son élection les riches alors que les familles modestes et les retraités sont les grands perdants des mesures fiscales et sociales.

Cependant, le mouvement des « gilets jaunes » qui se veut apolitique, sans aucun lien avec les partis politiques et les organisations syndicales, sert à certains individus de vaste défouloir et l’on a entendu et vu des comportements scandaleux et inacceptables.

Quant à B. Beschizza, il a sans la moindre hésitation saisi immédiatement l’opportunité d’une récupération politique en proclamant haut et fort son soutien au mouvement : interview, articles de presse et ce week-end, distribution sur les marchés, par des élus de la majorité avec la présence de la 1ère adjointe, de tracts émanant de leur parti Les Républicains pour protester contre « le racket fiscal » …

çà laisse rêveur ! Il n’y a pas si longtemps, B. Beschizza soutenait son mentor N. Sarkozy, le Président responsable des suppressions de postes d’enseignants et de policiers puis il soutenait le candidat F. Fillon , prêt à supprimer 500 000 postes de fonctionnaires et à réaliser une économie de 110 milliards sur les dépenses publiques …

Alors le maire va-t-il à nouveau brandir le drapeau « Aulnay résiste, 0% d’augmentation des impôts depuis 2014 » ( en fait depuis 2005 ) pour justifier son ralliement au mouvement des « gilets jaunes » ?

La contradiction est pourtant flagrante ! En réalité, le maire et ses élus mènent depuis 4 ans une politique de droite par leurs choix d’économies qui touchent en priorité les familles issues de classes moyennes ou modestes, les jeunes ménages et les personnes âgées ayant de faibles revenus : fermetures des antennes sociales dès 2014, baisse des moyens pour les centres sociaux, la santé, les centres culturels et sportifs, les associations…privatisations de crèches, de la future piscine...Pas d’augmentation d’impôts mais des impôts déguisés par les hausses des tarifs pour les usagers des services publics : augmentation de 40 % pour la cantine (700 enfants en moins depuis 2015) pour le périscolaire et les activités culturelles et sportives proposées par la ville.

En juin dernier, le maire félicité par son ami Darmanin pour sa soi disant bonne gestion, signait un contrat avec l’ Etat qui engageait la municipalité à ne pas dépasser 1,3 % d’augmentation annuelle en dépenses publiques alors que l’effort demandé était de 1,5 %…Un excès de zèle du maire qui promet aux aulnaysiens davantage d’économies que ce que l’Etat lui demandait.

Sa politique en direction du logement est une politique de droite qui tourne le dos aux besoins des aulnaysiens en logements de qualité, financièrement accessibles. Rappelons un bétonnage de luxe au sud de la ville pour attirer des familles plus aisées, le refus de toute mixité sociale conduisant au développement séparé des quartiers et son soutien en 2016, à V. Pécresse, lors du vote de la fin des aides régionales pour la construction de logements sociaux.

Il est donc évident que la politique de droite de B. Beschizza à Aulnay-sous-Bois depuis 2014 est en ligne directe avec celle d’ E. Macron.
Pour nous, élus et militants de gauche, notre position est claire : au niveau national, nous rejetons la politique menée par E. Macron et au niveau local, la politique menée par B. Beschizza et sa majorité, des politiques de droite qui renforcent les inégalités sociales et territoriales.

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