Aulnay-sous-Bois, 0% de hausse d’impôts … depuis 2005 !

Les municipalités successives menées par G. Gaudron, G. Ségura et maintenant B. Beschizza ont décidé de ne pas augmenter les impôts. La dernière augmentation remonte à 2005.

Alors que 6 000 communes annoncent des hausses d’impôts pour 2018, Aulnay serait-il le dernier village gaulois à « résister » comme le suggère la couverture d’Oxygène ? Pas vraiment puisque sur les 40 communes du département, 36 ont des taux de taxes d’habitation et foncière inchangés, 3 villes les ont baissés, une ville les a augmentés.

En juin dernier, le maire se félicitait … et était félicité par le ministre des finances M. Darmanin, du contrat signé entre la ville et l’ Etat qui engage la municipalité à ne pas dépasser 1,5 % d’augmentation annuelle en dépenses publiques…Un marché de dupe que B. Beschizza a volontairement ramené à 1,3 % par excès de zèle … en clair, davantage d’économies que ce que l’Etat lui demandait.

Car depuis 2014, l’équilibre budgétaire est réalisé grâce aux choix d’économies dans les services publics (éducation, santé, culture, sport …) et aux baisses des moyens aux associations.

A Aulnay, pas d’augmentation d’impôt mais l’usager des services publics devra payer plus.

En 2016, le Maire était très clair dans son Débat d’Orientation Budgétaire: « Plutôt que de faire le simple choix d’augmenter la fiscalité … la municipalité a orienté cette relation vers l’usager. Ainsi et notamment sur le secteur de l’éducation, la ville a redéfini sa politique tarifaire». Et c’est vrai! un repas de cantine est 40 % plus cher en 2016 qu’en 2011, ce qui entraîne près de 700 enfants en moins à la cantine devenue trop chère. Quand on augmente les tarifs de la cantine, des centres de loisirs ou des activités culturelles, sportives, quand on donne moins de moyens aux services de santé, on touche prioritairement et plus durement les jeunes ménages, les familles des classes moyennes et modestes mais aussi de nombreux retraités dont les revenus baissent scandaleusement depuis l’élection d’ E. Macron.

Equilibrer le budget en faisant payer plus les usagers des services publics, c’est faire un transfert de l’impôt sur les usagers. C’est injuste et inégalitaire.

Pas d’augmentation d’impôt mais des choix budgétaires contestables comme la piscine de 37,5 M impossible à financer sans le recours d’un contrat Public /privé d’où une contribution exorbitante de la Ville de 78,4 M pour 25 ans (près de 3 M par an), le parking souterrain Place Abrioux de 6,3M, les moyens surdimensionnés pour la sécurité essentiellement à la charge des aulnaysiens : 80 policiers municipaux, plus de 2 M pour le centre de vidéo surveillance et 320 caméras d’ici 2020.

Malgré sa politique d’austérité, l’actuelle majorité peine à dégager l’épargne nécessaire à financer ses investissements. Elle est donc obligée d’ emprunter de plus en plus pour des travaux qui plafonnent à 25 M par an au lieu des 35 M sous l’ancienne mandature.

La dette atteint 125,5 M fin 2017 soit 1514€ par habitant, c’est 22,5 % de plus qu’en 2013 ! Il faudra près de 18 ans pour la rembourser. Le seuil critique de 15 ans, limite de basculement de cette ville de 83 000 habitants est dépassé pour la 1ère fois dans l’ histoire aulnaysienne.

Economies dans tous les services, hausse des tarifs, privatisations, investissements insuffisants, augmentation galopante de la dette, voilà des informations qui ne seront jamais dans Oxygène !

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