Ecole privée hors contrat Philippe Grenier : B. Beschizza n’assume pas ses décisions.

En accordant un bail emphytéotique de 25 ans à l’EMJF, Espérance Musulmane de la Jeunesse Française, B. Beschizza a permis l’ouverture de l’ école privée de confession musulmane hors contrat Education nationale dans l’ancienne école publique de Bougainville. Une ouverture qui a suscité de vives critiques dans la presse et le désaccord des élus de l’opposition très inquiets du manque de contrôle des enseignements.

D’autant plus que le président de l’EMJF, M. Farsadou, pour promouvoir cette école privée , accusait avant la rentrée, l’éducation nationale « d’apprendre la masturbation aux enfants » parlait de « ces laïcistes qui ont enlevé le hijab de l’école, lancé une vendetta contre les jupes longues » et demandait si les parents attendaient « les sorties scolaires dans les Gay pride » pour retirer les enfants de l’école publique.

Comme d’ habitude, l’actuelle majorité a justifié sa décision en attaquant la municipalité précédente dans la tribune d’ Oxygène et dans le tract des « Amis de la Majorité Municipale» distribué aux aulnaysiens signé par B. Beschizza et par 5 élus appelés à la rescousse : le député, la sénatrice, la 1ère adjointe et les 2 présidents des partis LR et UDI !

Dans leur réponse, le maire et les élus signataires se retranchent derrière la LOI ! Tout l’art consiste à faire croire aux aulnaysiens que le prêt de salle à l’EMJF en 2010 par l’ancien maire G. Ségura était une décision « hors la loi » et qu’il était temps que la nouvelle municipalité « remette de l’ordre, du droit, de la norme ».

Ils écrivent : « depuis 2010 des cours étaient dispensés dans ces locaux, rien n’était déclaré aux autorités académiques, c’était l’omerta, on n’en parlait pas ».

En disant cela, ils assimilent sans aucun complexe, les anciennes activités de l’association EMJF (alphabétisation, soutien scolaire, activités sportives et culturelles …) à un enseignement scolaire. Une « erreur » grossière mais à l’évidence tout-à-fait volontaire, car ils ne peuvent ignorer que ces activités exclusivement hors temps scolaire et certainement pas faites par du personnel éducation nationale pouvaient se dérouler en toute LEGALITE sans autorisation de l’inspection académique mais avec la seule autorisation du maire qui prêtait les locaux ! La décision du 7 décembre 2010, texte officiel paru au conseil municipal précisait bien un droit d’occupation des locaux par l’ EMJF pour un an reconductible ou non.

C’est exactement ce qui se fait depuis des décennies à Aulnay par les différentes municipalités de droite comme de gauche et encore aujourd’hui : la mise à disposition gratuite de locaux municipaux aux associations pour des activités de soutien scolaire, activités culturelles, sportives ou de loisirs.

La décision de B. Beschizza n’a rien à voir avec le simple prêt de locaux à une association. La démarche ne consiste pas non plus à respecter la LOI, là où il n’y avait aucun problème de légalité!

B. Beschizza a, ni plus ni moins, répondu favorablement à l’EMJF en créant étape par étape, toutes les conditions permettant l’ouverture de cette école.

Premier point, désaffectation et déclassement de l’ école publique Bougainville en juillet 2017, mettant définitivement une croix sur la possibilité de récupérer l’école en cas de besoin.

Puis au CM du 18 juillet 2018, vote du bail de 25 ans avec l’ EMJF, avec droit de préférence pour l’association si la Ville veut vendre sa propriété durant la durée du bail.

Encore une fois, B. Beschizza n’assume pas ses décisions et tente de reporter la responsabilité sur l’ancien maire tout en ayant un double discours selon son auditoire.

Nous affirmons que l’ancienne municipalité a respecté la loi et que la décision de faciliter l’ouverture de cette école privée hors contrat n’appartient qu’à B. Beschizza.

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