Centres de loisirs : le pilotage de la mairie jugé insuffisant par la Chambre Régionale des Comptes

Dès la rentrée de 2015, B. Beschizza et ses élus ont choisi de se décharger en totalité pour les activités des centres de loisirs : périscolaire (accueil des élèves le matin avant l’école, le midi,le soir après l’école) et extra-scolaire (mercredi, vacances) sur un prestataire extérieur, l’IFAC.
Tout comme les parents, les élus de l’opposition s’en étaient inquiétés, craignant la perte de lien et de suivi entre la mairie, les animateurs, les parents, les enseignants.
Aujourd’hui, la Chambre Régionale des Comptes signale des insuffisances de pilotage et des manquements ou irrégularités qui fragilisent juridiquement la commune. Elle recommande à la Mairie de renforcer ses exigences vis-à-vis de l’IFAC.
Elle écrit dans son rapport: « Les bilans annuels financiers et pédagogiques de l’IFAC sont sommaires, notamment en matière de taux d’encadrement des enfants et ne présentent pas les orientations ou priorités d’action pour l’année à venir… »

L’IFAC ne cache d’ailleurs pas dans ses rapports, ses difficultés surtout la 1ère année, dans les inscriptions et les facturations et des difficultés d’ordre pédagogique dues à des équipes d’encadrement peu formées et à un manque de qualification des animateurs.
Depuis, l’IFAC affirme à la CRC avoir réorganisé la direction et la coordination des activités.

Le bon fonctionnement d’un centre de loisirs dépend en grande partie de l’investissement des encadrants et des animateurs. Certaines équipes proposent des activités variées et enrichissantes pour les enfants. D’autres s’investissent nettement moins. D’où l’importance de la vigilance et d’un suivi rigoureux de la mairie qui reste responsable des activités hors temps scolaire.

Les familles ayant manifesté en masse leur mécontentement, la mairie a enfin réagi en créant 2 postes pour suivre les activités du prestataire. Il était temps ! Ce suivi était indispensable dès l’arrivée de l’IFAC.

Il reste cependant un point juridique important à régler. Avant 2014, des enseignants volontaires et rémunérés par la commune encadraient les enfants pendant la pause méridienne.
Depuis 2015, le maire a confié totalement à l’IFAC, prestataire privé, la surveillance des élèves durant la pause méridienne dans les écoles élémentaires. Or, la CRC rappelle que les cantines scolaires sont un service municipal facultatif, organisé par et sous la responsabilité de la commune.
La municipalité ne peut donc pas déléguer la surveillance des élèves à un organisme privé.
La CRC demande à la commune de revoir son organisation de la pause méridienne en confiant la surveillance à des agents communaux, comme elle le faisait jusqu’en juin 2015.

Que compte faire le maire pour cette année 2018 – 2019, pour ne plus être dans l’illégalité ?

L’IFAC représente le marché de prestations le plus important de la ville, pour environ 11 millions. Il est primordial que la mairie veille à ce que le prestataire respecte les clauses du marché afin de garantir le meilleur pour les enfants, au niveau de la sécurité, du professionnalisme des animateurs et de la qualité pédagogique des activités.

Publicités