La mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Aulnay: la vérité, toute la vérité !

La Chambre Régionale des Comptes a examiné la mise en place des rythmes scolaires dans notre ville de 2013 à 2017. Son rapport révèle les explications pas vraiment surprenantes car on les a souvent entendues depuis 2014 mais absolument pas conformes à la réalité données par Bruno Beschizza et ses élus pour justifier leurs difficultés à mettre en place la réforme.

Bruno Beschizza indique dans le rapport de la CRC que l’actuelle majorité élue en mars 2014 a disposé de peu de temps pour mettre en œuvre la réforme … Il prétend que l’ancienne majorité n’avait pas été au-delà du sondage de la population pour recueillir ses préférences en matière d’organisation de la semaine d’école.

Dans ce même rapport, il est indiqué dans une note en bas de page :

« l’ancien maire a évoqué l’existence d’une étude présentant le projet d’organisation des nouveaux rythmes scolaires et réalisé par le cabinet Sémaphore. Or, le DGS (Directeur Général des Services) a attesté de l’absence de l’étude de cette nature.

Comment est-ce possible ? Cette étude sur la mise en place de la réforme a été faite, non par le cabinet Sémaphore mais par le cabinet d’experts Public DG, information d’ailleurs présente dans le n°192 d’Oxygène du 23 décembre 2013. Cette étude existe, elle a servi à la précédente municipalité de colonne vertébrale à plus d’un an de travail des élus et des services municipaux et elle est forcément dans les documents archivés de la Ville.

Alors B. Beschizza et ses élus n’auraient trouvé « qu’une page blanche » comme ils le prétendent ? Il n’y avait donc plus personne pour sortir des armoires le travail considérable mené conjointement par l’adjointe en charge de l’éducation, les services municipaux, les 2 inspecteurs, les directeurs d’école, les centres de loisirs, les parents d’élèves, les associations ?

Cinq numéros d’ Oxygène de mars 2013 à mars 2014 ont informé régulièrement les aulnaysiens des actions menées : réunions de concertation avec les parents –questionnaire pour les parents (4 000 réponses)- réunions avec les directeurs d’école – travail avec les services municipaux et les centres de loisirs – travail avec les enseignants (organisation de la semaine, les TAP, le Projet Educatif) – réunions avec les associations 

-janvier 2014 : création d’un comité de pilotage- examen des différentes propositions

-février – mars 2014 : réunions du comité de pilotage tous les 15 jours.

Validation des décisions: classe le mercredi matin–pause méridienne allongée (11h45 -13h30)

les TAP en maternelle, séances de 45 mn chaque jour de 15h30 à 16h30 (gratuits)

les TAP en primaire, séances de 1h30 sur 2 après-midi, de 14h45 à 16h30 (gratuits)

Mais cette réforme décidée par le gouvernement Hollande, B. Beschizza n’en voulait pas, une réforme ambitieuse qui aurait permis aux enfants de découvrir de nouvelles activités culturelles, artistiques, sportives, scientifiques …mais qui nécessitait une organisation rigoureuse, l’engagement de tous et un effort financier supérieur aux 500 000 € versés par l’ Etat.!

Un grand coup de chiffon semble avoir tout effacé et l’on connaît la suite : fiasco pendant 3 ans !

La Chambre des Comptes souligne d’ailleurs les difficultés et le mécontentement des familles provoqués par la décision de B. Beschizza d’imposer le samedi matin de classe alors que 82% des familles étaient favorables au mercredi (samedi accordé par dérogation au maire d’Aulnay, par le Directeur Administratif Education Nationale, obligatoirement pour 3 ans)

La mise en place des TAP en 2014-2015 s’est fait à minima, avec des moyens très insuffisants, pour 13 écoles élémentaires sur 30, seulement 2 fois 1h par semaine, sur la pause méridienne.

2015 et 2016 : malgré les remarques négatives des parents, les TAP restent le midi et sont confiés essentiellement aux animateurs de l’IFAC. Très peu d’animateurs culturels ou sportifs.

Rentrée 2017 : les 3 ans de dérogation étant écoulés et suite aux difficultés et mécontentements des familles, B. Beschizza a été obligé de déplacer la demi journée le mercredi matin et d’organiser les TAP après l’école, toujours à la charge des animateurs.

Rentrée 2018, B. Beschizza choisit de revenir à la semaine de 4 jours essentiellement pour des questions financières. Les TAP disparaissent.

Faut-il s’en réjouir ? L’OCDE a révélé en septembre, que les écoliers français n’auront plus que 144 jours de classe contre 190 jours dans les pays européens, tout en ayant 864 heures de classe par an contre 767 pour la moyenne européenne. Nos écoliers vivent donc une concentration des enseignements sur de longues journées . Or, la capacité d’attention des enfants de 6-8 ans serait de 4 h par jour, d’environ 5 h à 12 ans. Au-delà, ils sont fatigués et n’apprennent plus.

Nous avons pris acte de la décision voulue par une majorité de familles et d’enseignants de revenir à 4 jours de classe. Mais si nous restons opposés à cette organisation, sans modification du programme et du calendrier annuel, c’est que de nombreuses études montrent que ce système « à marche forcée » pénalisera tout particulièrement les enfants en difficulté et qui ne peuvent pas être aidés dans leur famille.

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