Politique de B. Beschizza: baisse des moyens pour le scolaire et le périscolaire depuis 2014.

La Chambre Régionale des Comptes a élaboré un rapport, présenté le 26 septembre en conseil municipal, concernant l’ action municipale pour le scolaire et le périscolaire de 2013 à 2017.
Elle constate qu’ Aulnay-sous-Bois parvient à maîtriser ses dépenses dans ces domaines, grâce à un niveau moindre des moyens donnés aux écoles, aux dépenses maîtrisées pour le périscolaire, à des taux d’encadrement des enfants par les ATSEM (personnel en école maternelle) et durant les activités périscolaires qui ne vont pas au-delà des minimums imposés par les textes, à une importante réduction des dépenses en restauration scolaire ainsi qu’à la hausse des tarifs de la restauration et des activités périscolaires. 

En 2013, le coût net global annuel d’un élève en maternelle était 2 160 €. En 2016 il n’est que de
2 200 € (+1,85 %) ce qui correspond à peine à l’augmentation du coût de la vie.
Le coût net par élève en élémentaire en 2013 était 1 984 €. En 2016 , il chute à 1 769 € soit une baisse de 11%, plus importante si l’on tient compte de l’inflation.

La commune octroie une ATSEM par classe de petits, 1 pour 2 classes en moyenne et grande section. C’est parfois insuffisant, compte tenu des effectifs et de la configuration des locaux.

Les dépenses d’ investissement passent de 3,5 millions en 2013 à 1,6 M en 2016 . Il n’y a eu aucune construction de classe et pas de grosse réparation. Le budget est consacré essentiellement à l’entretien courant depuis 2014. Alors que nous avions rattrapé en partie le retard de travaux constaté en 2008; B. Beschizza rompt avec cet effort depuis son élection, en consacrant un budget à minima, insuffisant pour la poursuite des rénovations nécessaires.

Le rapport indique que les dépenses pour la restauration scolaire ont diminué de 12,3 % par des économies en dépenses de personnel (‑5,34%) et d’achats alimentaires (- 22,5%) suite à une réorganisation du personnel et des achats. Ces chiffres interpellent, on espère que les changements ne joueront pas sur la qualité des repas.

Mais quelles sont les conséquences des choix politiques de B. Beschizza et de ses élus sur l’accès à la cantine scolaire des enfants ? Dans notre ville, plus d’un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté. Afin de faciliter l’accès à la cantine, aux activités péri et extrascolaires, nous avions revu en 2011 le mode de calcul du quotient familial en ne comptant plus les allocations familiales et autres aides. En juin 2015, cette majorité est revenue à l’ancien calcul moins favorable aux familles, a instauré en plus un taux d’effort et crée un taux plancher.
Conséquences : le prix moyen d’un repas a augmenté de 40 % sur la période. La fréquentation de la restauration scolaire a diminué depuis la nouvelle politique tarifaire de 2015. Ce sont en moyenne 684 enfants en moins par jour à la cantine, par rapport à 2014. 

Les tarifs ont augmenté également pour les activités périscolaires (matin, midi, soir) et extrascolaires (mercredi, vacances). Certaines familles ne peuvent plus inscrire leurs enfants en centre de loisirs. Pour le budget communal, les recettes issues de la participation des familles passent de 3,45 millions en 2013 à 4,24 M en 2016 soit une hausse de 16 % sur la période.

Ainsi, ce sont les familles, plus particulièrement les classes moyennes ou ayant de faibles revenus, qui par une plus forte participation financière depuis 2014, favorisent la « maîtrise » du budget par cette équipe municipale, pour le scolaire et périscolaire.
La majorité actuelle a choisi une politique qui reporte l’effort financier sur l’usager des services publics au lieu de poursuivre une politique basée sur la solidarité de l’ensemble des contribuables.

Les élus socialistes.

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