B. Beschizza et ses élus votent CONTRE le vœu pour la défense de l’hôpital Jean Verdier !

Au conseil municipal du 18 juillet, un vœu pour la défense de l’hôpital a été présenté par Miguel Hernandez pour les élus PCF auquel se sont associés les Elus PS et Radicaux. Il est en effet primordial à l’heure où le personnel hospitalier, partout en France, dénonce depuis des mois une situation de plus en plus critique, de protester dans nos villes contre le démantèlement de J.Verdier au profit d’Avicenne, de demander des investissements pour le pôle mère-enfant et des moyens supplémentaires pour les urgences.
Or, la lecture du vœu à peine terminée, l’adjointe à la santé Mme Lanchas-Vincente et la sénatrice Mme Delmont-Koropoulis, contre toute attente, ont fait un plaidoyer pour défendre l’ARS Agence Régionale de Santé, justifier ses regroupements et donc les fermetures de services !

Devant un tel encensement, Miguel Hernandez a demandé si la majorité allait voter ce vœu ou pas ?
Réponse stupéfiante de B. Beschizza : il dit ne pas approuver le texte en l’état, que l’on aurait pu écrire un texte convenant à toutes les sensibilités et propose de repousser ce vœu en Septembre !
Sauf que ce vœu a été déposé un mois plus tôt en mairie et qu’il avait tout le temps nécessaire pour faire une contre proposition avant le 18 juillet…
Il n’a rien fait car en fait, le maire, la sénatrice, le député, les élus de la majorité peinent à dénoncer la politique actuelle de santé publique. Ils la cautionnent même puisqu’elle correspond au programme de l’ancien candidat F. Fillon: des centaines de millions d’économies sur les services publics. Le vote CONTRE le vœu était déjà décidé au sein de la majorité avant le CM !

En 2011, G. Ségura et les élus de gauche, eux, se battaient pour sauver le service de cardiologie de l’hôpital R. Ballanger menacé de fermeture, notamment E. Demonceaux adjointe à la Santé et M. Hernandez. Une bataille de 3 mois aux côtés du personnel soignant (articles, pétitions, réunion avec l’ARS). La lutte avait payé, le service de cardiologie a été maintenu ! (Oxygène Février et Mars 2011)

VOEU SUR L’AVENIR DE L’HOPITAL JEAN VERDIER

Depuis plusieurs décennies le système de santé a souffert de recherches d’économies touchant à la fois le remboursement de certains médicaments et actes médicaux fragilisant certains hôpitaux.
Il n’y a pas un mois sans qu’on apprenne qu’une maternité, un hôpital voire un service des urgences disparaisse dans notre pays. Pour la seule région Ile-de-France, ce n’est pas moins de 14 hôpitaux qui sont menacés.
Les arguments du gouvernement et de l’APHP sont toujours des mêmes : concentrer les services hospitaliers pour soi-disant améliorer l’offre et la qualité des soins proposés à la population, alors que nous savons que le véritable objectif est de faire des économies sur un droit élémentaire de tout être humain qui est le droit à la santé.
Notre hôpital n’échappe pas à cette politique de démantèlement et si nous ne nous mobilisons pas pour Jean Verdier, les risques sont bien réels de voir partir à Avicenne :
La maternite, gynécologie, PMA, urgences maternité gynéco.
La pédiatrie et ses urgences pédiatriques.
La radio interventionnelle.
L’Hépato/Gastro/Entérologie et Endocrinologie.
Les 8 lits de la réanimation.
Concernant les urgences adultes, il est prévu à court terme de les dérouter vers Avicenne à partir de 18 h, ce qui est déjà le cas concernant les pompiers et le samu ;

Le projet présenté par les médecins de l’APHP consistant à remplacer ces départs de service par l’arrivée de nouvelles consultation n’a qu’un seul but : faire avaler le démantèlement de l’hôpital. D’autre part, ce projet n’est plus d’actualité car Martin Hirch, directeur de l’APHP a annoncé qu’il était mis sous tutelle du gouvernement par l’intermédiaire de l’Agence Régionale de Santé.

Par conséquent, les élus de la ville d’Aulnay-sous-Bois, en soutien au comité de défense de l’hôpital Jean Verdier, réunis en conseil municipal le 18 juillet 2018, exigent du gouvernement, de l’ARS et de l’APHP :
-Un vrai plan d’urgence pour notre hôpital et les inscriptions budgétaires idoines au Plan Pluriannuel d’Investissement.
Le maintien à Jean Verdier des services qui devaient partir à Avicenne accompagnés des moyens et personnels en nombre suffisant.
Des investissements afin que le pôle mère-enfant, et notamment la maternité, remplisse ses missions dans les meilleures conditions.
Des moyens supplémentaires pour les urgences (effectifs, locaux, matériels et chambres de suite) afin que les patients ne soient plus obligés de rester sur des brancards dans les couloirs.

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