Réponse à la nouvelle provocation douteuse de M. Chaussat.

M. Chaussat Adjoint au Maire, voulant démontrer un soi-disant gaspillage de la municipalité précédente, voire pire, déclarait au dernier conseil municipal que l’épargne brute de 22,4 millions en 2007 au départ de G. Gaudron , chutait à 9,2 M en 2014 au départ de la gauche et s’indignait « Mais où est donc passé l’argent ? ».
Mais que dites-vous M. Chaussat ? qui a préparé le budget 2008 ? L’équipe de G. Segura au lendemain de son élection n’a pu modifier le budget qu’à la marge, d’autant plus que vous aviez déposé un recours qui bloquait ses actions. Il vous faut donc assumer l’épargne brute de 2008 qui a chuté à 12,9 M au lieu des 22,4 M de 2007 ! Une différence qui relativise vos propos ! Et fin 2017 ? seulement 7 M d’épargne brute !

Mais où est donc passé l’argent sous l’ancienne mandature ? Eh bien nous allons répondre à cette provocation douteuse !

Car nous n’avons pas honte de nos exercices budgétaires, loin de là. Rappelons déjà que l’effet ciseau était annoncé en 2007 (pour preuve le résultat de 2008) c’est-à-dire que les dépenses avec M. Gaudron et M. Chaussat adjoint aux finances, augmentaient plus vite que les recettes. Situation financière difficile mise en évidence par l’audit financier en septembre 2008.

Mais où est donc passé l’argent en 2008 et les années suivantes ? À payer une masse salariale qui représentait près de 60% du budget de la ville à cause des 557 nouveaux postes crées entre 2001 et 2007avant l’arrivée de la gauche. Soit une dépense cumulée de 25 M par an à partir de 2008.

Où est passé l’argent ? Dans la rénovation des quartiers nord, 44 millions (11 M pendant 4 ans) pour respecter l’engagement de G. Gaudron en 2004 pour le Programme de Rénovation Urbaine.

Où est passé l’argent ? Au rattrapage du retard de travaux dans les bâtiments publics : écoles Nonneville, Solbès, Ambourget, Prévoyants, centre culturel Prévert… participation financière pour le collège S.Veil attendu depuis 13 ans et son gymnase …

Où est passé l’argent ? 17 M pour la démolition et le désamiantage de l’usine d’amiante . C’était une urgence sanitaire, chaque jour des fibres mortelles risquaient de s’échapper de l’usine délabrée.

Des services publics de qualité, des tarifs bas pour faciliter l’accès à la cantine, aux centres de loisirs et à la culture et au sport, des subventions aux associations supérieures à celles d’aujourd’hui …

Car oui, nous l’assumons, nous avons utilisé l’argent pour renforcer les services publics, améliorer le cadre de vie des aulnaysiens et réaliser des programmes de rénovation de 30 à 35 M par an, à la hauteur des attentes.
Avec B. Beschizza, la moyenne chute à 21 M par an. Or, en dessous de 30 M, le patrimoine se dégrade. C’est ce qui s’est passé avec la gestion « en bon père de famille » menée depuis 1983 (25 M par an) par des Elus imprévoyants et qui a pesé si lourd durant notre mandat. Et c’est ce que B. Beschizza reprend aujourd’hui … avec M. Chaussat et l’ensemble de sa majorité.

On assiste donc à une autosatisfaction permanente de la majorité vantant un soi- disant redressement financier, illustrée partout en Ville par les affiches montrant le Maire félicité par son ami le Ministre G. Darmanin lors de la signature du contrat avec l’Etat !

En réalité, la situation financière de la Ville en 2018 est loin d’être mirobolante ! Rien de miraculeux, avec des dépenses reparties à la hausse en 2017.
L’épargne nette fin 2017 est négative pour la 3ème année consécutive (-2,8 M) ce qui prouve que l’actuelle majorité peine à diminuer les dépenses pour dégager de l’épargne. Elle est donc obligée d’ emprunter de plus en plus pour peu de travaux: 57 M empruntés en 4 ans et à des taux heureusement très favorables ! La dette atteint 125,5 M fin 2017 soit un montant de 1514€ par habitant, c’est 22,5 % de plus qu’en 2013 ! Il faudra 17 ans 10 mois pour la rembourser. Le seuil critique de 15 ans, limite de basculement de cette ville de 83 000 habitants est dépassé pour la 1ère fois dans l’ histoire aulnaysienne.

Alors nous, nous n’allons pas féliciter cette majorité pour ses choix d’économies : coupes budgétaires dans les services publics, hausses des tarifs, investissements à minima.
Et nous n’allons pas féliciter B. Beschizza d’avoir signé le contrat avec l’Etat, l’engagement de ne pas dépasser 1,5 % d’augmentation en dépenses publiques…ramené même à 1,3 % par un excès de zèle du Maire … en clair, davantage d’économies que ce qui lui était demandé. On comprend les félicitations de G. Darmanin … mais ce sont les aulnaysiens qui en subissent les conséquences !

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