B. Bechizza signe le « diktat financier » de l’ Etat « sans ciller » !

Beschizza a signé lundi dernier avec le Ministre des Comptes publics Gérard Darmanin ex LR, le CONTRAT instauré par le gouvernement. Les 2 hommes se connaissent bien, ce fut une signature avec courbettes et compliments pour les efforts d’un Maire qui s’engage à ne pas augmenter les dépenses de plus de 1,3 %. En réalité, le Ministre fixait l’augmentation à 1,5 % pour Aulnay mais le Maire a fait du zèle en voulant faire mieux, pas plus de 1,3 %  d’augmentation ….

De quoi s’agit-il ? Depuis son élection, le Président Macron multiplie les cadeaux aux plus riches : un coût de 3,2 milliards par an pour la transformation de l’ISF, de 1,3 milliard pour le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital, 11 milliards de baisse d’impôt sur les sociétés ect.!

Mais pas de cadeaux aux collectivités ! Macron / Philippe instaurent un CONTRAT entre l’Etat et les collectivités pour contrôler l’évolution de leurs dépenses dans l’objectif de réaliser 13 milliards d’économie sur le quinquennat.

322 grandes collectivités sont concernées: les régions, les départements, les grandes communautés d’agglomération et les communes de plus de 50 000 habitants.

Pour les collectivités qui signent le contrat, l’Etat s’engage à maintenir le niveau de leurs dotations en échange de leur effort à ne pas augmenter les dépenses de plus de 1,2 % par an durant le quinquennat.

Espérons que ce ne sera pas un marché de dupe et que le gouvernement ne sera pas amené à baisser les dotations des collectivités d’ici 2022 , vu l’évolution économique préoccupante.

Sur quels postes le Maire fera-t-il des économies ? B. Beschizza donne 3 exemples dans Le Parisien: des efforts sur la masse salariale, sur les commandes de denrées alimentaires ou la suppression de « pratiques inutiles » de l’ancienne majorité comme les « 40 000 euros pour des voyages d’élus dans le cadre de jumelage » (en fait 0,0002 % du budget). B. Beschizza n’hésite pas à caricaturer une fois de plus, l’action des anciens élus !

Une mise au point s’impose : la coopération décentralisée (et non le jumelage) crée en 2008 reposait sur la réciprocité et la transversalité. Il s’agissait de favoriser les échanges entre pays, de partager des savoir-faire et de monter des projets communs. Le 1er échange s’est fait avec Rotterdam. La reconversion de ce grand port sinistré en CAMPUS des METIERS, réunissant l’accueil, la formation et des emplois était un formidable exemple à reproduire sur le site PSA et a séduit les anciens élus. C’est ce projet de CAMPUS que B. Beschizza a repris à son compte lors de la signature des terrains PSA, projet également cité dans le tract de cette semaine « Emploi, un parcours de réussite pour tous »… ! comme quoi le voyage n’était pas une pratique si inutile !

Des économies, B. Beschizza en a réalisées depuis 2014 mais ne parle surtout pas de :

la transformation de la ville en désert social. Fin 2014, le Maire ne voulant plus payer les 20% du service social (Département, 80%) il met fin à la convention et provoque la fermeture des 7 antennes sociales. Les familles ont fait et font encore les frais de cette mesure !

-des économies pour les centres de planification familiale: on passe de 90 000 € à 14 200 (baisse de 75 800 €). C’est 2 conseillers conjugaux au lieu de 3 et 832 heures de médecine au lieu de 1 900 !

-la fermeture du centre de radiologie au centre municipal et des médecins non remplacés.

-la hausse des tarifs de restauration, des centres de loisirs, des activités culturelles et sportives.

-la baisse des subventions aux associations.

-une réforme des rythmes scolaires au rabais par souci d’économies. Choix du samedi matin, contre l’avis des parents pour limiter les frais et des activités périscolaires à minima.

-la privatisation de 2 crèches (une nouvelle et une crèche municipale) : c’est une économie de 11 postes pour la ville, mais c’est aussi la casse du service public.

-la vente des biens de la ville (le Centre d’affaires Europe vendu alors que la ville percevait des loyers, vente du terrain de l’association de dressage des chiens ect …)

-la chute des investissements. 30 à 35 millions de travaux par an sous la mandature de G. Ségura réduite à 20 millions annuels depuis 2014. Le patrimoine va inexorablement se dégrader.

-l’économie réalisée par le choix de la démolition de la piscine et non de sa rénovation.

Côté dépenses, signalons quelques excès de la majorité actuelle parmi d’autres:

-les poursuites judiciaires du Maire, aux frais des aulnaysiens, contre tout opposant politique.

-une police municipale démesurée, à la charge totale des aulnaysiens, pour compenser la baisse des effectifs de police nationale qu’il a actée avec N. Sarkozy, des centaines de caméras et un centre de supervision coûteux alors qu’il faudrait plus de prévention et de présence sur le terrain.

-le futur centre nautique de 32 millions, impossible à financer par la ville, d’où la signature d’un  Plan Public Privé obligeant la ville à verser 1,3 million pendant 25 ans !

  1. Beschizza a signé le contrat avec l’Etat « sans ciller » et sans remettre en question ce dispositif jugé par d’autres élus comme un « diktat financier »

Depuis 2014, la politique budgétaire de B. Beschizza pénalise les plus fragiles avec moins de services publics, des services plus chers et des privatisations. Par ce contrat, il accepte les contraintes imposées par l’ Etat, en poursuivant les mêmes choix libéraux alors que par ailleurs, rien n’est fait pour réduire les inégalités territoriales et qu’une famille de Puteaux reçoit plus de l’Etat qu’une famille d’Aulnay.

Des élus de toutes tendances politiques au niveau national refusent cette « mise sous tutelle ». Le Président du Département Stéphane Troussel écrit : « C’est un marché de dupe…. On veut nous imposer de maîtriser des dépenses dont nous ne pouvons prévoir l’évolution  … progression de 6 % en 2017 des allocations (le RSA, l’ADPA pour les personnes âgées et la Prestation de compensation du handicap)…On alimente l’idée que les collectivités sont dépensières, mais c’est faux, hors ces allocations, nos dépenses de fonctionnement n’ont augmenté que de 1,1 % depuis dix ans … C’est un diktat financier imposé aux territoires, même ceux les plus en difficulté ».

Mêmes réactions de la part des maires de Montreuil , Saint – Denis et Tremblay.

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