Retour à la semaine de 4 jours : la « com’ » de la mairie avant les conseils d’école !

Le Maire a lancé il y a 15 jours, une enquête auprès des parents pour connaître leur choix : POUR ou CONTRE la semaine des 4 jours.

Résultat : 86,7 % sont favorables à 4 jours d’école. Le résultat ne surprend personne puisque le ministre, dès sa prise de poste, avait donné la possibilité de revenir dès cette année à cette organisation et que 30% des communes avait fait marche arrière.
Mais la précipitation du maire pour communiquer « la bonne nouvelle » est telle , qu’il a déjà fait placarder sa lettre à la porte des écoles, annonçant le retour aux 4 jours avec les horaires pour la rentrée 2018 !

Or, petit détail, il reste l’avis obligatoire des Conseils d’école, ces instances réunissant les enseignants, le personnel municipal, l’IFAC et les parents.

Certes, le résultat de cette consultation est acquis mais le GAG, c’est que ces conseils d’école ne se tiendront que cette semaine et la semaine prochaine !

Ils vont donc tout bonnement entériner une décision déjà prise.

Voilà une façon bien particulière de faire vivre la démocratie ! Les parents n’étaient pas à une semaine près pour connaître la décision de la mairie leur permettant de s’organiser pour l’an prochain !
Il aurait été bien plus logique et sans doute moins puéril d’attendre le retour des différentes consultations, celle des parents et des conseils d’école.

Nous prenons donc acte de cette décision, puisque nous n’avons cessé de demander la consultation des parents et des enseignants depuis 2014.
3 ans perdus sur le mercredi ou le samedi travaillé, 3 ans perdus en mettant en cause régulièrement l’Éducation nationale.
Ce débat sur le passage à 4 jours est un retour à la politique du gouvernement Sarkozy soutenu par Beschizza qui en 2009 avait instauré 4 jours de classe au lieu de 4 jours et demi et la suppression de 60 000 postes d’enseignants sous ce même quinquennat, toujours soutenu par Beschizza et mis en œuvre par l’actuel ministre Blanquer quand il était Directeur de l’administration scolaire.
Pour notre part, nous avons récréé ces postes de 2012 à 2017, avec notamment 1000 postes en plus et 600 classes ouvertes en Seine Saint-Denis.

Néanmoins, nous maintenons que passer de 4 jours et demi à 4 jours par semaine, cela fait perdre environ un mois d’école aux enfants par an, mois qui ne sera pas compensé. Ce sont les familles des classes moyennes et populaires qui risquent d’en payer le plus le prix. De même, les possibilités pour les femmes de travailler risquent aussi d’être amoindries, puisque les capacités d’accueil des enfants le mercredi sont restreintes.

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