Rénovation urbaine de la Rose des Vents: historique et point sur la situation actuelle

Le Galion cristallise ces dernières semaines des avis opposés voire fantaisistes pour certains.
Nous tenons à revenir sur les faits :
En 2000, le Galion, totalement délaissé par le Logement Français est dans une situation catastrophique avec des commerces déjà bien dégradés et des commerçants très endettés.
Gérard SEGURA, alors Conseiller Général, se bat aux côtés des commerçants pour sauver leur situation et obtient du Logement français un moratoire sur leurs dettes.

En 2004, l’ANRU 1 est lancé (320 millions). Malheureusement, le Maire Gérard GAUDRON n’ y intègre pas la totalité de la démolition du Galion, ce qui posera problème par la suite.
Lorsque Gérard SEGURA est élu Maire en 2008, le PRU a très peu avancé et en 4 ans, les prix des travaux ont augmenté alors que l’enveloppe pour la Ville reste identique à celle de 2004.
G.SEGURA et ses élus doivent par conséquent revoir la programmation des travaux et font les choix suivants : rénover tous les logements de la Rose des Vents, Vent d’Autan compris, tout en oeuvrant pour obtenir les moyens nécessaires à la démolition du Galion et des 2 tours.
Notre position est claire : nous sommes POUR démolir cet ensemble très dégradé aux logements inadaptés, aux sous-sol murés depuis 20 ans, une structure qui favorise l’insécurité et des trafics en tout genre dont les habitants souffrent depuis trop longtemps.

En Février 2014, Gérard SEGURA présente au Comité d’engagement de l’ANRU l’option chiffrée à 13 millions pour la démolition du Galion et des 2 tours (176 logements). Le ministre de la Ville François LAMY nous fait part de la possibilité de bénéficier des crédits non dépensés par d’autres villes. Solution confirmée début Mars 2014 par le directeur de l’ANRU , soit une enveloppe de 13 millions reçue ultérieurement par le Maire actuel.

Quant aux commerçants du Galion, ils voulaient quitter le Galion mais ont découvert que les indemnités d’éviction alors être moins importantes que ce qu’ils espéraient, à cause de la dégradation considérable de leur commerce. Certains sont partis. D’autres restaient sceptiques, ne croyant pas à la réalisation des nouveaux espaces sur Sisley et Delacroix.

Les négociations, départ ou transfert dans les nouvelles boutiques ont été menées par l’aménageur SEQUANO (IN SITU), le donneur d’ordre à SEQUANO étant le Maire de la Ville, G. SEGURA.
Au changement de majorité en Mars 2014, le dossier revenait au nouveau donneur d’ordre, le Maire de la Ville, B. BESCHIZZA. A son tour, il pouvait négocier avec SEQUANO pour limiter la casse pour les 9 commerçants mais à ce jour leur situation n’est toujours pas réglée. Qu’a-t-il fait depuis 3 ans ? Il est une fois de plus trop facile de se défausser de ses responsabilités en accusant l’ancien Maire du problème actuel.

Par ailleurs, le marché actuel ne correspond pas à ce qui avait été arrêté par la Ville en 2014.
L’ancien marché a été déplacé pour éviter les débordements sur l’espace public. Or, contrairement à ce qui avait été décidé avec le délégataire, le nombre de commerçants n’a pas diminué. On se retrouve dans la même situation, les commerces débordent jusque devant les immeubles. Les riverains se plaignent de pas pouvoir sortir de chez eux et de ne pas pouvoir se garer à côté de leur domicile. Notons aussi l’absence totale d’organisation du marché en secteurs distincts, alimentaires, vestimentaires et autres…dont se plaignent les clients totalement perdus et les commerçants.

A ce jour, quel projet pour le Galion ? Il est sidérant de constater que les habitants ignorent tout de la transformation de leur environnement. Nous avions nourri la concertation avec les habitants , les bailleurs, les commerçants, les associations , les agents des services publics. Des études et des propositions architecturales avaient été faites. Pourquoi ne pas les avoir ressorties des cartons ?
Mais après 3 ans de mandat, tout reste secret, au niveau du Maire et de ses élus, dans la plus grande opacité et sans réflexion avec l’ensemble des personnes concernées.
N’ayant aucune information sur le projet, il n’est donc pas surprenant de voir certains habitants émettre diverses hypothèses, jusqu’à remettre en question le projet de démolition du Galion.

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