Orientations Budgétaires 2017: Le maire et ses élus poursuivent la casse du service public

Mercredi soir, le débat sur les orientations budgétaires pour 2017 a eu lieu au conseil municipal.

Guy Challier est intervenu au nom du groupe des socialistes et républicains.

Voici les grandes lignes de son intervention.

Quelques mots sur le bilan 2016 :

Le budget 2016 est équilibré mais la situation reste tendue, compte-tenu de dotations budgétaires en baisse et des charges de fonctionnement qui évoluent peu. La marge dégagée n’a pas permis de financer des investissements pourtant très limités, d’où un recours à l’emprunt.

Prévisions pour 2017

Le maire et sa majorité dénoncent la baisse des dotations de l’Etat due à l’ objectif de réaliser une économie de 50 Milliards afin de réduire les dépenses publiques. Soulignons que les candidats de droite à la présidentielle réclament bien plus, de 100 à 120 milliards. Pour Aulnay, le budget serait amputé de 6 à 8 millions par an pendant 5 ans. Ce serait la fin des services publics locaux !

Le gouvernement actuel a tenu compte des alertes des élus en 2016 et a décidé de réduire de moitié l’effort demandé aux collectivités. Pour Aulnay, la baisse des dotations au titre du redressement des dépenses publiques sera de 1,52 million en 2017 au lieu de 3,1.

A propos des dépenses, après 3 exercices budgétaires, la majorité actuelle arrive aux mêmes constats que nous: certaines charges sont incompressibles comme les fluides, d’autres évoluent peu comme les charges de personnel puisque 83 % sont des fonctionnaires titulaires.

Ainsi, les objectifs de coupes sévères dans les effectifs de la fonction publique voulues par les candidats de la droite et du centre, 300 000 pour certains et 120 000 pour d’autres se fracassent contre la réalité de la gestion au sein des collectivités. Pour exemple, il y a bien contradiction entre un objectif comptable et la volonté du Maire de renforcer la sécurité par une augmentation de 25 % des effectifs de la police municipale.

Il y a des discours nationaux qui ont bien du mal à passer au niveau local !

Aussi, compte tenu des contraintes budgétaires et de la promesse de ne pas augmenter les impôts (en fait pas d’augmentation depuis 2005), la municipalité poursuit sa même politique depuis 3 ans:

-baisse des subventions aux associations culturelles, éducatives, de loisirs

-baisse des moyens pour les associations para municipales : culture l’IADC, les centres sociaux (l’ACSA), l’aide à l’économie et l’emploi (la MEIFE) et pour le centre communal d’action sociale, (CCAS) baisse justifiée par son excédent 2016. Et pour cause, en l’absence d’ assistantes sociales dans la ville, les aides sont restées dans les caisses !

-des économies drastiques dans les services municipaux: moins de moyens pour la culture (dégringolade du Nouveau CAP) – pour la santé (suppression du service radiologie, départs de médecins non remplacés) –pour le sport (fermeture de la piscine) – pour l’éducation (des activités périscolaires au rabais.)

-la hausse des tarifs des services publics municipaux depuis 3 ans.

-le recours à la privatisation (2 crèches municipales en 2016 et inquiétudes pour l’avenir de la restauration scolaire)

Quant au financement des investissements, la municipalité actuelle, après avoir critiqué l’ancienne majorité avec la plus grande virulence, se voit à son tour dans l’obligation d’emprunter de 12 à 16 millions par an jusqu’en 2020 et par conséquent d’augmenter la dette de la ville…

Elle continue d’emprunter mais pour des investissements limités à 20 M par an au lieu des 30 M nécessaires, d’où le risque réel d’une dégradation du patrimoine dans le temps.

La droite nous reproche encore les 30 à 35 M annuels que nous avons consacrés pour des travaux considérables, nécessaires dont certains imposés par la mandature précédente. Oui, nous devions réaliser le PRU , 44 M et la ZAC des AULNES signés par G.GAUDRON en 2004 et 2007, rattraper un retard de rénovation et de mise aux normes de l’espace public et des bâtiments publics, faire disparaître l’usine d’amiante (17 M).

En conclusion, les moyens choisis par la municipalité depuis 3 ans pour l’élaboration de son budget, confirmés par les orientations budgétaires pour 2017, conduisent à une dégradation progressive mais continue des services publics, voire à la disparition de certains.

Moins de services à la population mais des services plus chers et des investissements très insuffisants pour maintenir le patrimoine en bon état et pour l’enrichir.

Les élus socialistes

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