Nouvelles mesures pour le versement des indemnités : M. BESCHIZZA et Mme MAROUN infligent la double peine aux communaux !

Le jeudi 15 décembre, les agents municipaux, à l’appel du syndicat FO, mécontents des mesures prises par la municipalité concernant leur régime indemnitaire, manifestaient en masse devant l’hôtel de Ville.

La veille, ces mesures avaient été présentées au conseil municipal et soumises au vote.

POUR : les élus de droite de la majorité – CONTRE : les élus de gauche de l’opposition.

Quelles sont les raisons de la colère des salariés ?

Le nouveau dispositif indemnitaire applicable à l’ensemble des fonctionnaires d’état au 1er Janvier 2017 prévoit notamment une indemnité principale, l’IFSE prenant en compte la Fonction, les Sujétions , l’Expertise et l’engagement professionnel.

L’IFSE est versée mensuellement par la commune qui, en application du principe de la libre administration, définit elle-même ses propres critères pour le versement de l’indemnité, après consultation du Comité technique dans lequel siègent les représentants des salariés.

Or, à Aulnay-sous-bois, le maire et ses adjoints durcissent fortement leur position.

Les représentants du personnel dénoncent certains critères parce qu’ils reposent trop sur l’appréciation personnelle de la hiérarchie vis à vis d’un agent. Mais le mécontentement réside surtout dans le fait que le versement de l’indemnité tiendra compte des congés pris par l’agent.

Madame MAROUN, la première adjointe déclare vouloir lutter contre l’absentéisme et pour y parvenir, prône une mesure injuste et pénalisante pour tous les agents.

Certes, l’absentéisme existe et il est normal, pour le respect des autres salariés et celui des usagers, de réfléchir aux causes de cet absentéisme.

Mais voici ce que signifie la nouvelle mesure:

Indemnité maintenue en cas de maladie professionnelle, d’accident de travail, de congé longue maladie ou de maternité, des congés annuels … par contre …

En cas de congé maladie ordinaire, l’IFSE est maintenue puis diminuée de 1 /30 ème par jour d’absence à partir du 11ème jour d’absence dans l’année civile en dehors des hospitalisations.

Pour les salariés, cette décision est ressentie comme une injustice et une double peine.

A la malchance de tomber malade s’ajoutera dès le 11ème jour, une diminution de salaire.

Pour un salarié de catégorie C, salaire net d’environ 1 100 € mensuels, l’imputation sur son salaire peut aller jusqu’à 200 € mensuels.

Cette mesure touche de plein fouet les personnes ayant une santé fragile. Elle touche également plus particulièrement les femmes ayant des enfants en bas âge.On comprend leur galère lorsqu’il faudra garder l’enfant malade et qu’au bout du compte, il y aura une diminution de l’indemnité personnelle.

Problème également pour les congés post-opératoires pour lesquels le texte reste flou.

Il existe d’autres moyens de lutter contre l’absentéisme : interventions du responsable hiérarchique auprès de l’agent pour comprendre ses absences, aide du médecin du travail, d’une psychologue ou d’une assistante sociale. Actions plus justes pour les collègues et plus efficaces pour l’agent.

Par contre, les mesures drastiques ayant une conséquence directe sur le pouvoir d’achat des agents amèneront inévitablement chez les agents qui font le maximum et ont une haute opinion du service public, un sentiment d’incompréhension et de profonde injustice.

Pour ces raisons, nous approuvons et soutenons le mouvement des employés municipaux.

Les élus socialistes.

(Photo jointe: Le Parisien le 15/12/2016)

Publicités