NON à la privatisation des crèches Clémence Mentrel et La Bourdonnais !

Le 19 octobre, le Maire et sa majorité ont voté une délégation de service public pour la gestion de la nouvelle crèche Clémence Mentrel (18 rue des écoles) et pour la crèche municipale La Bourdonnais (déménagement prochain dans l’immeuble dit l’îlot Sisley.)

Quels sont les arguments du Maire et de ses élus pour justifier cette privatisation ?

« Ce n’est plus la ville mais le délégataire qui assume le risque financier… »

Afin de « rentabiliser » les structures, il est autorisé à remplir les places vacantes en les contractualisant avec des entreprises privées pour leurs salariés.

Il pourrait aussi proposer d’autres créneaux horaires que ceux des crèches municipales, mais à des tarifs non fixés par la ville.

Des mesures qui risquent d’amener une concurrence entre berceaux réservés pour le public et pour le privé.

« Le privé a davantage de compétences que la mairie pour recruter des agents qualifiés. 

C’est un personnel sous régime privé, plus souple que le régime public … »

La ville qui gère 18 crèches serait moins compétente que le privé pour recruter le personnel ?

La préférence des élus de la majorité va de toute évidence au privé, avec des salariés contraints de se plier aux exigences du gestionnaire.

La ville menait une politique de la Petite Enfance de qualité. Des ajustements peuvent toujours être trouvés dans un service public, compte-tenu des particularités des familles, mais à présent comment fixer des objectifs communs à l’ensemble des structures puisque 2 crèches sortent du dispositif ?

C’est pour la ville, une économie à court et moyen terme de 11 postes de fonctionnaires :

6 CDD pour la crèche Mentrel ; à La Bourdonnais, 5 agents contractuels remplacent les 5 titulaires municipaux non repris, envoyés dans les autres structures et qui remplaceront progressivement les départs des collègues.

Ce choix politique est bien en accord avec les programmes de la droite qui annonce de 300 000 à 500 000 suppressions de postes de fonctionnaires.

300 000 suppressions, c’est pour Aulnay 200 fonctionnaires de moins.

Cette privatisation de 2 crèches annonce bien les prémices de la privatisation des crèches et tout laisse à penser que d’autres services à la population, jugés trop coûteux subissent cette politique désastreuse.

La casse des services municipaux continue ! Les aulnaysiens méritent mieux !

 

 Latifa BEZZAOUYA

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