Conseil Municipal du 6 Avril : le maire refuse la parole aux défenseurs du CAP !

Ce mercredi 6 avril se tenait à l’hôtel de ville le conseil municipal avec comme point principal  à l’ordre du jour, le vote du budget. Fait rare, pour l’événement, une centaine d’Aulnaysiens sont venus en début de séance pour poser directement leurs questions au maire sur la situation et le devenir du CAP.

Rappelons que le CAP est un centre culturel important pour notre ville. Il propose des spectacles de qualité, des ateliers pédagogiques et une pratique musicale pour les jeunes ou les adultes. C’est un centre reconnu de Paris et de la région Ile-de-France pour sa création et sa production de musiques actuelles. Des spectateurs de toute la région s’y rendent ainsi régulièrement.

Or, sous sa forme actuelle, Le CAP est plus que menacé. La venue de ses défenseurs mercredi soir fait donc suite à l’absence totale de réponse de la part de la municipalité depuis maintenant plusieurs semaines et au refus de rencontrer le collectif de soutien.

Le maire, mercredi soir, dans une démarche de respect et de démocratie qui tomberait sous le sens dans n’importe quelle autre commune, aurait dû interrompre la séance pour donner la parole aux personnes venues exprimer collectivement leurs inquiétudes légitimes.

Mais Bruno Beschizza et sa première adjointe ont joué une autre carte, celle de l’autoritarisme, par un rappel véhément au règlement, avec l’interdiction formelle de prononcer la moindre parole et l’ordre de cesser de faire tout bruit ! Une seule réponse : le mépris. Malgré leurs protestations et celles des élus de l’opposition, le maire a refusé catégoriquement toute intervention et la séance a repris dans le chaos.

Plus tard, obligé par le règlement à ne pas participer au vote, Bruno Beschizza a quitté la salle et s’est retrouvé à discuter dans le couloir avec certains manifestants. En catimini et en dehors de tout cadre du conseil municipal, le maire s’est livré à une opération d’enfumage pour tenter d’éviter de rendre des comptes directement devant les élus et les aulnaysiens, puisque ces discussions informelles, contrairement aux échanges  durant le Conseil municipal, ne sont pas filmées et donc pas accessibles par le grand public.

Pris à partie par ses administrés, le maire s’est rapidement énervé en leur reprochant d’être manipulés par ses adversaires politiques et a balayé du revers de la main, sans répondre à aucun des arguments développés, les interrogations des habitants.

Il est trop facile d’évoquer des manipulations politiques ! C’est faire peu de cas de la capacité des centaines d’usagers du CAP et de son équipe, de s’interroger sur le devenir de cette structure lorsqu’ils constatent depuis des mois, sa remise en question par la majorité actuelle. C’est aussi réduire à de sombres manœuvres les actions de ceux qui expriment leur désaccord.

Ce fut décidément un conseil bien agité où le maire a réagi, comme à son habitude, avec autoritarisme et mépris aux interventions de l’opposition. Tout y est passé : refus d’accorder la parole, coupures de parole et même micro coupé, mise en cause personnelle, esquive …

Somme toute, c’est un bien triste spectacle que celui donné mercredi soir. Un de ceux qui ne grandit en rien la démocratie locale.

Est-ce cela sa conception d’Aulnay respectueuse ?

Vincent GALIBERT

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