La réponse de Bruno Beschizza aux 9000 demandeurs de logements de notre ville : il vote la fin des aides régionales pour les constructions des logements sociaux à Aulnay

La nouvelle majorité de droite au Conseil Régional à laquelle appartient le Maire Bruno Beschizza, vient de voter en séance plénière son plan logement pour l’Ile-de-France dont la mesure phare est l’arrêt des subventions régionales à la construction de logements PLAI (Prêts locatifs aidés d’intégration)  dans les villes comptant plus de 30% de logements sociaux. Il faut rappeler que la région finance un logement PLAI à hauteur de 12 000 €.

Selon Valérie Pécresse, Présidente du Conseil régional, l’arrêt de l’aide régionale permettrait « de casser les ghettos ». Cet amalgame entre logement social et pauvreté témoigne d’un profond mépris pour les familles qui font valoir leur droit à vivre dans un logement adapté à leurs revenus. Il dénote par ailleurs une totale méconnaissance de la réalité du logement social, dont la vocation n’est pas d’héberger exclusivement les plus démunis. En effet le logement social comprend plusieurs paliers. En Ile- de -France, 75% des franciliens y sont éligibles.

Rappelons que dans notre ville il y a plus de 11 000 demandeurs, dont 8 à 9000 Aulnaysiens, qui veulent obtenir un logement décent, adapté à leurs besoins, dans leur propre ville ou quitter un appartement suroccupé par manque de solution. De toute évidence, le maire ne s’intéresse pas aux demandeurs de logement de notre ville.

Les Aulnaysiens, eux , connaissent cette triste réalité, la surpopulation, le mal logement ainsi que le développement séparé des quartiers entraînant  la « ghettoïsation »  que l’actuelle majorité organise aujourd’hui.

Le Maire ira expliquer à la population, que non content d’avoir stoppé les projets de constructions de logements sociaux au lendemain de son élection, il vote maintenant l’arrêt des financements de toutes nouvelles constructions de logements sociaux(PLAI).

Si nombre d’entre eux n’y ont pas accès, c’est d’abord faute de constructions en nombre suffisant et faute de moyens pour sortir des programmes à des prix modérés.

Les « ghettos » que la Présidente du Conseil régional et Bruno Beschizza devraient combattre avec force en Ile-de-France, ce sont ceux que défendent leurs amis dans le 16ème arrondissement de Paris, ces « ghettos de riches », où des privilégiés refusent la réalisation des places d’accueil d’urgence proposées, comme dans d’autres arrondissements.

La vérité, c’est le refus de la mixité sociale et territoriale, le développement séparé des quartiers, des villes  et des territoires de notre région. C’est ça la politique de la droite, à Aulnay-Sous-Bois et maintenant à la Région avec Bruno Beschizza.

Oussouf Siby

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