Sévérine Maroun, « du bénévolat pour les uns et des indemnités pour moi »!

Séverine Maroun, 1ère adjointe au Maire, Conseillère départementale et Vice-présidente de la Métropole a eu une illumination, (plutôt des déclarations fracassantes)hier dans le Parisien, qui mérite d’être soulignées. Le conseil départemental du Haut-Rhin majoritairement à droite a décidé cette semaine le conditionnement du versement du RSA à l’exercice de 7 heures de bénévolat… que Séverine Maroun aimerait voir appliqué en Seine-Saint-Denis. Pensant trouver l’idée du siècle elle s’est empressée d’envoyer un courrier à Stéphane Troussel, Président du Conseil départemental, lui demandant de réfléchir à la mise en place de cette disposition.

Rappelons que personne n’est à l’abri de problèmes financiers et que heureusement nous sommes en France, un pays qui garantie une aide financière minimum aux plus modestes d’entre nous.

Il est si facile de surfer sur les thèmes de l’extrême droite…, à savoir la stigmatisation des plus pauvres et des plus fragiles, comme le fait Mme Maroun en considérant que les bénéficiaires du RSA seraient des profiteurs, même si il peut y avoir des abus, ils sont très limités . La plupart des bénéficiaires n’ont malheureusement pas d’autres moyens de survivre que de toucher le RSA. Cette boule puante ne fait que flatter des bas instincts et met à mal la cohésion nationale.

Ce discours vise avant tout à faire passer les allocataires de minima sociaux pour des assistés. Au lieu de se mobiliser pour aider les Aulnaysiens et les Aulnaysiennes dans la précarité, Mme Maroun s’adonne à une polémique stérile et inutile. Nous n’oublions pas la mesure scandaleuse prise par le Maire et sa majorité de fermer les services sociaux, d’abandonner les familles en besoin d’accompagnement social vers les autres communes. Nous n’oublions pas non plus l’arrêt de construction de logements sociaux et le refus de mixité sociale.

Les propos de Séverine Maroun relève de la pure gesticulation politique et de la communication façon Beschizza. La loi ne permet aucunement de subordonner le versement du RSA à l’exercice d’heures de travail.

Marisol Touraine, ministre des affaires sociales a déjà rappelé que cette disposition était illégale, donc impossible à mettre en œuvre.

Fort heureusement la droite ne dirige pas notre département. Le président du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel a rappelé que le « RSA est une prestation de solidarité nationale et que toute mesure visant à départementaliser le RSA, qu’il s’agisse du montant de l’allocation ou du bénévolat obligatoire, crée une inégalité de fait entre les bénéficiaires du RSA, selon leur département d’origine ».

Séverine Maroun aurait pu avoir une action positive au Conseil départemental si elle avait soutenu la proposition de la majorité départementale portée par Stéphane Troussel à savoir la renationalisation du financement du RSA, en grande partie à la charge des départements.

Au vue du cumul des mandats de Mme Maroun je propose de conditionner le versement de ses indemnités à sa présence sur le terrain et au travail réellement réalisé. Cette dernière commence fortement à concurrencer le Maire Bruno Beschizza sur le cumul des mandats. L’élève va-t-elle dépasser le maître. Réponse dans quelques mois ….

Oussouf SIBY

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