Education:des choix du Maire désastreux, les jeunes aulnaysiens méritent mieux!

A Aulnay-sous-Bois, les municipalités successives, de gauche comme de droite ont toujours eu comme objectif essentiel, l’épanouissement et la réussite scolaire de tous les enfants.

L’ancienne majorité de gauche a particulièrement oeuvré dans ce domaine: des écoles rénovées, de nouveaux centres de loisirs, une réforme tarifaire favorable aux familles, des intervenants municipaux dans toutes les écoles et plus d’un an de concertation pour préparer la réforme des rythmes scolaires.

Ainsi, avant les élections municipales, les engagements étaient clairs : choix du mercredi matin travaillé, conformément au vœu de 90% des parents, 3 heures de Temps d’Activités Périscolaires (TAPS) par semaine après la classe.

Depuis mars 2014, Bruno Beschizza met fin à cette tradition aulnaysienne d’une politique éducative de haut niveau. Se vivant en croisade permanente contre le gouvernement, il choisit la confrontation sans se soucier des conséquences pour les enfants et leurs familles :

refus catégorique de la réforme des rythmes scolaires dès son élection. A l’été 2014, il impose l’école le samedi matin, infligeant ainsi pendant 3 années un choix massivement rejeté. Aucune écoute des familles qui signalent leurs difficultés d’organisation et la fatigue des enfants ;

des temps d’activité périscolaires (TAPS) « à minima » réduits, lorsqu’ils existent, à quelques activités sur la pause de midi. Si des activités calmes sont utiles après le repas, les activités proposées à des horaires  imposés obligent les enfants à manger en un temps trop restreint. Cela n’a rien à voir avec la réforme nationale qui prévoit pour tous des activités artistiques, culturelles, sportives afin que chaque enfant puisse s’épanouir et acquérir de réelles compétences.

Pourtant, en 2014 – 2015, c’est près d’un million d’euros que l’État a versé à la ville pour ces activités, mais sans que personne ne puisse dire réellement comment cet argent a été utilisé. On est bien loin des élections municipales et des promesses du Maire actuel  : « il faut profiter de la réforme des rythmes scolaires pour développer pour tous des activités favorisant la réussite scolaire. »

  le Maire se décharge de toute la responsabilité des activités périscolaires sur un nouveau prestataire privé, l’IFAC. Qui se portera garant de la qualité de la prise en charge des enfants ? Que devient le lien crucial entre enseignants, animateurs et parents ? La rentrée s’est effectuée dans le flou le plus complet : inscriptions difficiles, manque d’animateurs, désorganisation… . Après un trimestre de classe, la majorité des écoles n’ont pas d’ activité sur le temps méridien, le nombre d’animateurs étant insuffisant pour à la fois surveiller les enfants et encadrer les activités. Tout cela était prévisible. Or, durant l’année scolaire 2014 – 2015, la concertation entre les enseignants, les parents et la mairie pour la construction d’un projet pour chaque école n’a pas eu lieu, ce qui est fort regrettable pour les enfants.

une forte hausse des tarifs de cantine, des activités périscolaires et des centres de loisirs allant souvent du simple au double. Les tarifs sont majorés par la prise en compte, à nouveau, des prestations familiales et par un taux d’effort fixé par le Maire : système complexe, moins juste, largement pénalisant pour les familles modestes et les classes moyennes.

Faciliter l’accès au savoir, à la culture, aux loisirs doit se traduire par une politique tarifaire favorable au plus grand nombre. Ce n’est hélas plus le cas avec cette majorité municipale de droite.

– A peine élus au Conseil départemental, B.Beschizza et S. Maroun s’opposent au versement d’un Chèque réussite de 200 € pour les familles ayant un enfant entrant en 6ème en collège public. Heureusement, leur tentative a échoué et la justice a donné raison au Département. La prime sera bien versée aux familles prochainement.

Evelyne DEMONCEAUX

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