10 jours après les attentats : recueillement et Etat d’urgence.

 

Il y a 2 jours, samedi 21 novembre, notre député Daniel Goldberg organisait dans sa permanence d’ Aulnay-sous-bois, rue Maximilien Robespierre, une réunion d’informations suite aux attentats de la semaine passée.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté du député d’échanger régulièrement avec les habitants de sa circonscription et plus particulièrement dans les moments difficiles.

Daniel Goldberg a voulu donner, texte de loi à l’appui, toutes les informations sur l’état d’urgence décrété par le gouvernement et prolongé pour 3 mois par un vote au Parlement. Devant une trentaine de personnes, il a tout d’abord expliqué que « cette limitation temporaire des libertés individuelles était nécessaire pour rétablir un niveau maximal de sécurité. »

En temps normal, les mesures judiciaires telles que perquisitions, fermetures de salles…sont prises par les juges. Durant l’ Etat d’urgence, les décisions prises par le gouvernement sont immédiatement appliquées par les Préfets.

Il a décrit ensuite les principales mesures prises : les interdictions de séjour, les perquisitions qui peuvent avoir lieu de nuit comme de jour, la possibilité de faire fermer les lieux publics, les assignations à résidence lorsqu’il y a « des raisons sérieuses de penser qu’il y a une menace pour la sécurité ou l’ordre public ».

Il a détaillé également les moyens supplémentaires pour la lutte contre le terrorisme : 5 000 policiers et gendarmes, 1 000 postes de plus dans les douanes, la fermeture et les contrôles aux frontières et la possibilité pour les policiers nationaux de garder leur arme en dehors des heures de travail.

Des réunions de travail seront régulièrement organisées par les députés au Parlement afin d’évaluer l’efficacité du dispositif et de réfléchir aux mesures de prévention.

Après un long moment d’échanges avec les personnes présentes, il a insisté sur ce qu’il appelle le « sursaut citoyen » . Certes, il faut plus de policiers, plus de contrôles mais il faut surtout plus d’adultes pour encadrer les jeunes, avec une attention particulière pour ceux qui sont en décrochage scolaire. Selon lui , il faut susciter un sursaut citoyen : « c’est s’occuper de son quartier, frapper chez son voisin si on remarque quelque chose. On peut voir un gamin qui commence à ne pas aller très bien, soit on ferme les yeux, soit on essaye d’en parler ».

Et ce dimanche, des jeunes de notre ville ont rendu hommage aux victimes des attentats de Paris en déposant des fleurs devant le Bataclan. Ces terribles événements du 13 janvier ont marqué la jeunesse aulnaysienne. Après une émouvante minute de silence partagée unanimement au lycée Voillaume, ce déplacement au Bataclan symbolise l’engagement des jeunes « de témoigner pour comprendre et comprendre pour agir ».Photo aulnay Bataclan

Un adulte a déclaré:  « vous, la jeune génération, c’est vous l’avenir. Vous devez combattre cette barbarie »

Ces jeunes étaient accompagnés pour l’occasion par deux associations aulnaysiennes, Aulnay au cœur, une association basée sur le quartier du Gros Saule et l’association Saddaka, une régie de quartier de la Cité de l’Europe, incontournable dans la vie locale aulnaysienne. Son représentant a insisté sur l’importance des partenaires sur lesquels il faut s’appuyer et sur la nécessité d’avoir des moyens suffisants pour faire leur travail de prévention et d’insertion.

Oussouf SIBY

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