Air France: Déshabillons la violence et réhabillons le dialogue

Le député, Daniel GOLDBERG a reçu hier à l’Assemblée nationale des salariés d’Air France participant aux échanges avec la direction de l’entreprise. Parmi eux, Erika, dont l’interpellation des dirigeants a ému un grand nombre de personnes, et Abdel aulnaysien et salarié syndicaliste de la CGT, présent au moment de l’agression du DRH d’Air France, et qui a protégé sa sortie des lieux.

Le député souhaitait avoir un échange direct et franc avec des salariés confrontés à un plan social d’envergure avec 2 900 suppressions de postes  pour connaître la qualité du dialogue social dans l’entreprise ainsi que leurs  points de vue. A l’issue de leurs échanges, une conférence de presse a été donnée au cours de laquelle les salariés d’Air France ont pu exprimer leurs  « exaspération » compte tenu de la succession des plans de restructuration. En effet, en dépit d’un plan de restructuration engagé il y a 4 ans et qui devait aboutir cette année, de nouvelles suppressions d’emplois sont annoncées. Leur incompréhension et  leur colère sont donc fortes face à l’ignorance dans laquelle sont laissées leurs inquiétudes. Ce ne sont pas des « voyous » mais simplement des salariés qui aiment leur métier et qui demandent à être écoutés et respectés.

Le député souhaite comme il l’a exigé lors de l’annonce de la fermeture du site de PSA  l’organisation d’un dialogue social « exemplaire ». Nous condamnons bien évidemment  les violences commises. Néanmoins ces violences ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Car si l’on peut partager l’idée selon laquelle « Air France, c’est la France », alors le dialogue social doit y être « exemplaire » et tout le monde, y compris Alexandre de Juniac, PDG d’Air France et le gouvernement qui détient 17% du capital ont  une responsabilité pour que ce dialogue s’engage et vite avec les salariés et syndicats dans un climat apaisé.

Tahar TAOUIL

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