Tribunal de Paris : la procureure demande la relaxe pour les blogueurs et les Elus d’opposition d’Aulnay!

Le jeudi 7 mars, les élus d’opposition et Arnaud Kubacki ancien directeur de publication du blog Aulnay Cap comparaissaient au Tribunal de Paris, suite à la plainte pour diffamation déposée par B. Beschizza qui lui, a brillé par son absence !

Une audience de 4 heures ouverte par le Juge – Rapporteur qui a repris toute l’affaire : fin 2016, B. Beschizza interdisait par arrêté municipal la diffusion des affiches de la campagne nationale de prévention contre le sida validée par le Ministère de la Santé estimant notamment que ces affiches montrant des couples d’hommes étaient « contraires aux bonnes mœurs et à la moralité ».

Un acte qui avait provoqué, comme l’a signalé le Juge, un « tohu-bohu » dans la France entière. De nombreuses personnalités dont la Ministre de la Santé, des associations et des journalistes avaient unanimement condamné l’arrêté du Maire d’Aulnay.

Nous, élus d’opposition, avions réagi par un communiqué condamnant cet arrêté qui privait les homosexuels d’informations essentielles pour leur santé, un arrêté jugé comme stigmatisant vis-à-vis de ces personnes. Cette appréciation a été retenue par B. Beschizza pour attaquer exclusivement en justice pour diffamation, les 3 blogueurs qui avaient diffusé le communiqué et de ce fait, les élus, auteurs du texte.

2 rappels importants de la part du Juge -Rapporteur: fin 2017, le Tribunal administratif avait jugé l’arrêté du Maire illégal et le défenseur des droits Jacques Toubon avait porté un jugement très sévère, déclarant notamment que B. Beschizza « n’avait pas rempli son rôle de rempart et de protecteur d’une partie des habitants de sa commune ».

Toute l’audience a tourné autour de l’appréciation du terme « homophobe ». Lire la suite

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Communiqué des élus PS-PCF-PRG d’Aulnay-sous-Bois Huit élus en procès pour avoir condamné l’arrêté du maire d’Aulnay-sous-Bois s’opposant à la prévention contre le sida !

Fin 2016, B. Beschizza, maire d’Aulnay-sous-Bois, déclenchait une polémique nationale par un arrêté interdisant sur l’ensemble de la commune la présence des affiches de la campagne de prévention contre le sida engagée par le Ministère de la santé.

Vilipendé par nombre d’associations, notamment de défense des homosexuels, par des personnalités médiatiques dans plusieurs émissions de télévision et de radio, par des artistes ainsi que par la Ministre de la santé de l’époque, B. Beschizza a choisi, avec un grand courage (!), de ne s’attaquer par voie judiciaire qu’à ses opposants politiques locaux et à trois blogueurs aulnaysiens.

Il reproche aux huit élus de gauche d’Aulnay-sous-Bois d’avoir condamné des faits rejetés par la France entière. Ainsi, nous sommes convoqués ce jeudi 7 mars au Tribunal de Paris pour être jugés parce que nous avons qualifié cet arrêté municipal comme stigmatisant vis à vis des personnes homosexuelles, et donc comme homophobe.

Pourtant un an après les faits, en décembre 2017 :

  • le Tribunal administratif a, comme nous le disions nous-mêmes, jugé cet arrêté illégal ;
  • Jacques Toubon, Défenseur des Droits, a porté un avis officiel particulièrement sévère en jugeant que cet arrêté «  a pu avoir pour effet de priver les personnes homosexuelles de l’accès à des informations pourtant essentielles en matière de santé et a pu apparaître comme stigmatisant à l’égard de ces personnes et être ressenti par elles comme portant atteinte à leur dignité. »

Adepte d’une vision rétrograde du contrôle des mœurs, soutien de la Manif pour Tous, B. Beschizza s’est ainsi de nouveau pris les pieds dans un des coups médiatiques dont il se fait la spécialité.

Pour notre part, nous sommes sereins face à cette situation où ces deux premières décisions nous ont déjà donné raison. Nous continuerons de défendre des actions utiles de santé publique, d’égalité des droits et de refus de toute stigmatisation d’une quelconque partie de la population. Nous donnons rendez-vous à B. Beschizza lors de l’audience du 7 mars afin que, de son côté, il puisse exposer les multiples raisons contradictoires qu’il a données sur cet arrêté illégal.

Latifa Bezzaouya (PS), Guy Challier (PS), Évelyne Demonceaux (PS),

Daniel Goldberg  (PS), Miguel Hernandez (PCF), Ahmed Laouedj (PRG),

Marie-Jeanne Queruel (PCF), Gérard Ségura (PS)

Conseillers municipaux d’Aulnay-sous-Bois

Budget de la commune : quelles perspectives pour 2019 ?

Les élus du groupe PS et Radicaux ont commenté les orientations budgétaires pour 2019 lors du dernier conseil municipal. Dans un contexte national difficile et incertain, M. Beschizza a signé le contrat triennal avec l’Etat qui l’engage à ne pas augmenter les dépenses publiques de plus de 1,3% par an et à réduire le besoin de financement, faisant même un excès de zèle, Aulnay ayant la possibilité d’augmenter ses dépenses de 1,5%. C’est un engagement risqué, d’autant plus que le Maire le dit lui-même: comment avoir une relation de confiance avec l’Etat sans connaître le devenir de la taxe d’habitation, sans connaître la réforme générale de la fiscalité locale et en ignorant tout du devenir des Territoires de la Métropole du Grand Paris ?

Quel sera donc le prix à payer par les aulnaysiens pour que ce diktat de l’Etat soit respecté, quoi qu’il arrive ?

Pour 2019, la commune bénéficierait d’une hausse des recettes, suite à une pause dans la contribution des collectivités au redressement du déficit public et à une reprise du marché immobilier amenant des droits de mutation importants. Vu la multitude de constructions depuis 2014, on peut dire que le super bétonnage du Maire va payer!

Au niveau des dépenses, il est prévu une baisse de la masse salariale. L’équipe municipale est bien dans la droite ligne des objectifs du gouvernement Macron avec son objectif affiché de 120 000 fonctionnaires en moins. Mais tout çà pour quel service public ?

L’épargne nette qui sert à financer les investissements frôle le zéro fin 2018 après 3 années d’épargne négative. Le Maire est donc contraint d’accélérer les emprunts pour financer son programme d’équipements, d’autant plus qu’il veut boucler ses projets phares avant les élections ! Lire la suite

Que va devenir le Parc Ballanger, le poumon vert d’Aulnay depuis 1980 ?

Le projet de nouveau quartier, le Val Francilia aura un impact sur le Parc paysager. Ce projet, présenté d’une manière attrayante, comme un agrandissement du Parc Ballanger masque une réalité bien différente, comme le montre clairement l’article de l’association « Aulnay environnement ».

En fait, B. Beschizza et ses élus veulent créer un nouveau quartier sur les friches du site PSA, de 2 à 3 000 logements construits sur le côté gauche et au nord ouest du parc. Un nouveau quartier sous le cône de bruit des pistes de l’aéroport du Bourget.

Lors de la révision du Plan Local d’Urbanisme, nous avions attiré l’attention sur le problème de bruit et sur les changements de zonage car une partie du Parc passait en UH soit la possibilité de construire jusqu’à 28 m de haut avec même une zone face à O Parinor classée en Uha qui permettrait des tours de 46 m. Lire la suite

Après 5 ans d’immobilisme, l’aménagement du site du CMMP va-t-il enfin voir le jour ?

Ces derniers jours, plusieurs articles rappellent le scandale sanitaire du Comptoir des Minéraux et Matières Premières, le CMMP, cette « usine poison » en plein cœur d’Aulnay-sous-Bois. L’accent est mis sur le combat intense mené par les associations dès 1997 mais il faudra attendre l’arrivée en 2008 de la municipalité menée par G. Ségura pour que cette usine disparaisse et que les victimes soient recherchées. M. Beschizza, dans son discours scandaleux lors des vœux à la population, a osé dire qu’avant, Aulnay-sous-Bois était une pépite mais qu’en 6 ans de municipalité de gauche, tout avait été dégradé ! De qui se moque-t-on ? Des pépites, le CMMP et les quartiers nord dans un état pitoyable ?

Nous affirmons, bien au contraire, que nous sommes fiers de la rénovation lourde de ces quartiers par une relance du PRU (44 millions) et la disparition du CMMP (17 millions). Lire la suite

Le Parc Jules Princet, un élément du projet « La Coulée verte ».

Le projet présenté le 22 janvier en réunion de quartier reprend celui de la Coulée verte de l’ancienne municipalité, prévue dès 2012 dans le cadre de la concession Mitry-Princet. La Coulée verte devait relier par un cheminement pour piétons et piste cyclable, Prévert, le Parc Gainville, l’ancienne propriété rue Jules Princet, les immeubles en face, le Collège G. Philippe, la Roseraie. Chaque projet d’envergure nécessitant au moins 3 ans pour voir le jour, nous n’avons pas eu la possibilité de le mener à bien mais sommes satisfaits de voir qu’il a été repris par la municipalité actuelle.

La réunion portait surtout sur la présentation du futur Parc Princet de 6 000 m2. Lire la suite

Parking souterrain place Camélinat : un permis de construire qui nous interpelle.

Nous, élus PS, sommes allés récupérer le permis de construire en mairie : une liasse de documents et les plans. Mais nous venons de constater qu’ un document révélé et analysé par Monaulnay.com ne nous a pas été transmis. Il s’agit de la « demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation éventuelle d’une évaluation environnementale » remplie par la municipalité à l’attention du Ministère chargé de l’environnement pour ce projet de parking souterrain .

L’analyse de ce document nous apprend que la mairie n’a pas coché la bonne case à 3 reprises. Lire la suite

Le Parti Socialiste demande un référendum sur l’ISF « Rétablissons l’ISF! Une France plus juste, c’est une France où chacun (e) contribue selon ses moyens. » »

Depuis 2008, les parlementaires peuvent contraindre le gouvernement à organiser la tenue d’un référendum sous 3 conditions : la demande doit être déposée par au moins 1/5e des députés et sénateurs réunis, soit 185 parlementaires sur 925 ; le Conseil constitutionnel doit vérifier qu’elle remplit les conditions requises ; la proposition de loi référendaire doit recueillir le soutien d’au moins 10 % du corps électoral, soit 4,7 millions d’électeurs.

Au 18 janvier, grâce à l’ensemble des députés et sénateurs socialistes, communistes, insoumis, de quelques écologistes et ex-députés La République en marche, l’initiative du PS avait réuni 156 signatures. Il reste à convaincre 29 parlementaires.

Une plateforme mise en ligne mi-décembre permet à chaque Français d’interpeller son sénateur ou son député grâce à un courrier électronique automatisé.

https://www.referendum-isf.fr

Il est écrit : « je souhaite qu’un référendum d’initiative partagée sur le rétablissement de l’ISF soit organisé. Citoyen (ne) de votre circonscription, j’en appelle à votre sens de la démocratie pour signer la proposition de loi référendaire et permettre que tous les Français soient consultés ».

Aulnaysiennes, aulnaysiens, n’hésitez pas à aller sur ce site pour demander à la sénatrice Mme Delmont-Koropoulis et au député M. Ramadier qu’ils s’engagent en faveur de ce référendum pour le rétablissement de l’ISF. Lire la suite

Nos interrogations sur la nouvelle école dans l’annexe Louis Barrault.

Les aulnaysiens constatent, mois après mois, l’énorme décalage entre les promesses électorales du maire et la réalité: déjà plus de 300 nouveaux logements dans les quartiers sud et plus de 500 au centre. Le bétonnage accéléré depuis 2014 doublé d’un renouvellement de la population dans la zone pavillonnaire ont provoqué une saturation dans les écoles, d’où l’urgence d’ouvrir de nouvelles classes.

La Chambre Régionale des Comptes indiquait d’ailleurs courant 2018, un déficit global d’accueil de 15 classes maternelles à la rentrée 2019.

Suite aux travaux du Département dans le collège Le Parc, l’annexe Louis Barrault devenue inutile est rendue à la ville. Le maire et ses élus ont donc choisi de la transformer en un nouveau groupe scolaire qui devra répondre au manque de places dans les écoles des quartiers sud et peut-être au-delà.

Cette nouvelle école, si elle est nécessaire, n’est pas sans poser questions. Lire la suite

«Grand débat national» : campagnards et banlieusards, mêmes combats

Voici une tribune avec laquelle nous sommes en accord, écrite le 8 janvier 2019 par Stéphane Troussel, Président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis et Philippe Martin, Président du conseil départemental du Gers. Ils estiment que les préoccupations des gilets jaunes sont communes à celles de leurs habitants respectifs, que ce soit en zone urbaine ou en zone rurale. Et que les solutions qui seront apportées doivent correspondre aux réalités locales. Lire la suite